Ils réclament que justice leur soient rendue




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 23 octobre 2012  à 11 : 44 : 48
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La lumière sur la mort de Ndadaye Melchior et ses proches collaborateurs n’a pas encore été connue. 19 ans après, le dossier se trouve aujourd’hui au niveau de la cour suprême.

Le dossier n’est pas le seul à susciter une indignation la justice Burundaise particulièrement du coté des victimes.

Indignation certes, mais beaucoup de cas semblables se trouvent toujours entre les mains de la justice Burundaise. Retour sur certains des dossiers qui restent toujours parsemés de zones d’ombre depuis l’indépendance.

La justice Burundaise n’a pas encore montré à l’opinion nationale les mobiles qui ont entourés la mort du prince Louis Rwagasore, le père de l’indépendance du Burundi, il y a de cela 51ans.

Quelques jours après sa mort, son proche collaborateur Pierre Ngendandumwe est lui aussi mort dans des circonstances similaires quant il venait de rendre visite à sa femme qui venait de mettre au monde. Les gens qui ont côtoyé Pierre Ngendandumwe disent de lui qu’il était fervent patriote.

Les mobiles de la mort de ces personnes seraient plus politiques mais la lumière reste entachée de zones d’ombres.

Outre Pierre Ngendandumwe et Rwagasore Louis, le prince Charles Ndizeye est mort quelques années après. Il est mort à son arrivée au Burundi. Pourtant le gouvernement de Bujumbura d’alors avait tranquillisé en indiquant à l’Ouganda que sa sécurité allait être sauvegardée.

Même les causes de la mort de Michel Micombero, un homme qui a présidé aux destinées du pays pendant près d’une dizaine d’années, n’ont pas encore été élucidées jusqu’à présent.

Les hommes d’Eglise n’ont pas aussi été épargnés et la justice burundaise tarde à faire la lumière sur les dossiers. En 1996 l’archevêque de Gitega, Joachim Ruhuna est mort suite à une embuscade qui lui avait été tendue.

Le même scénario s’est aussi produit sur Michael Courtney, le représentant du pape au Burundi en 2001.

Les humanitaires ont aussi été dans le collimateur des hommes dont la vie humaine ne signifie pratiquement rien, le représentant de l’OMS Kassi Manlan a été assassiné en 2001, le représentant du PAM fut tué à Muzye,

L’humanitaire Agnès Dury ne terminera pas l’an 2007, un groupe armé de fusils lui a tendu une embuscade à Ruyigi.

La justice ne sera pas rendue jusqu’aujourd’hui pour Ernest Manirumva vice président de L’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques tué à plusieurs coups de couteaux en 2009.

La liste est longue seulement les victimes réclament justice, que les magistrats et autres disent le droit pour mettre en terme à l’impunité sur ces dossiers pour l’intérêt des générations à venir.




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