Burundi/Genève : "Nous allons appuyer, mais avec des yeux ouverts !"




Par: Désiré Nimubona , mardi 30 octobre 2012  à 18 : 16 : 59
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Depuis ce lundi à Genève se tient une réunion de deux jours des bailleurs de fonds du Burundi. Le Burundi, pays sous développé, s’il faut le dire ainsi, a besoin de 2.1 milliards de dollars pour ses infrastructures diverses, la lutte contre la pauvreté et la relance de sa croissance. Pacifique Nininahazwe, est délègue général du Forum de Renforcement de la Société Civile au Burundi. Il est à Genève pour le compte des organisations de la société civile.

Son témoignage !

Le FORSC est satisfait par le discours du deuxième vice président de la République Gervais Rufyikiri, qui, selon Pacifique Nininahazwe du FORSC, a montré la vraie face du Burundi aux bailleurs. Selon lui, lors de son discours, le deuxième vice président de la république a plaidé pour le finement du CSLP II et a aussi parlé des défis que le pays fait face. Pacifique Nininahazwe prédit que Gervais Rufyikiri sortira de cette conférence « renforcé ».

La société civile burundaise résume le tout en ces mots :

« Les discours étaient équilibrés sur la situation du pays : on a salué ce qui avance et on a touché là où ça ne va pas. Des promesses sont faites, certes pas tout à fait claires, visiblement assorties d’une sorte de condition d’amélioration de la gouvernance démocratique, ce qui est très important. Tout peut être résumé dans la formule du PNUD : "Nous allons appuyer, mais avec des yeux ouverts !" ».

Le Burundi a été félicité là où il a fait des records, il s’agit par exemple du classement Doing Business 2013, avec la première place en Afrique. En plus, le pays a fait des avancées significatives dans l’éducation, la santé des enfants et des mères, etc. Mais…

Le Burundi a aussi un long chemin à faire dans le domaine de la bonne gouvernance politique et surtout dans la lutte contre la corruption. Même le deuxième vice-président de la république l’a souligné dans son discours d’ouverture. Croissance économique insuffisante, 68% de la population vivant sous le seuil de la pauvreté, insécurité alimentaire chronique, déficit énergétique (2.5% d’abonnement sur électricité), assassinats et la corruption sont des défis énormes à relever, selon le deuxième vice président de la république.

Certes, des promesses ont été faites depuis le début de cette conférence. D’abord l’Union Européenne, qui promis au moins 90 millions d’Euro, la Banque Mondiale de son coté a parlé d’au moins 440 millions dollars de don à ce pays meurtri par des années de guerre civile. L’Iran, de son coté a promis au moins 2 millions de dollars américains, en plus des bourses d’études des étudiants burundais sélectionnés pour aller étudier dans ce pays.

Cependant, la société civile regrette tout de même de n’avoir pas eu le temps de prononcer un discours devant cette foule venue de partout pour écouter la délégation du Burundi, parti pour chercher son appui.

Selon lui, qu’à cela ne tienne, ce que la société civile avait à dire a été dit par les bailleurs, qui se sont montré inquiets par l’impunité accordée aux meneurs des exécutions extrajudiciaires, imputables par ailleurs à certains hauts cadres de l’Etat.




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