QUELLE INTOLERENCE POLITIQUE !




Par: , lundi 19 novembre 2012  à 15 : 03 : 54
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L’intolérance gagne de plus en plus le terrain dans le jeu politique. Les anciens hauts dignitaires de ce pays sont malmenés et mis à tabac, victime de leurs opinions politiques.

L’incident de ce dimanche à Gatumba n’a pas de place dans un pays qui se veut démocratique. Les partisans de l’opposition qui se rendaient dans une réunion organisée à Gatumba par le parti Sahwanya-Frodebu ont été interceptés et sérieusement tabassés par la police les gaz lacrymogène n’ayant pas été écarté !

Les victimes de cette intolérance politique sont entre autre Léonce Ngendakumana l’ancien président de la chambre basse du parlement & président en exercice du parti Sahwanya-Frodebu, Marina Barampama qui fut ancienne vice-présidente de la République, et Euphrasie Bigirimana, ancien ministre en charge du commerce, lesquels étaient qualifiés par la police de vaut-rien : Imihimbiri.

Ces femmes ont été brutalement mises à tabac au moment où paradoxalement, cette même semaine la ville est orné par des banderoles clamant l’engagement de la police à lutter contre les violences faites aux femmes. Pourtant cette même police a non seulement violé cet engagement, mais de plus est passé outre la tradition burundaise appelant tout en chacun a respecter la femme d’autrui.

Cette police affirmait être à la mission du ministre de l’intérieur. Mission qui se répète en tout cas : il y a deux semaines, toujours les membres de l’opposition se sont vus bloquer par la police lorsqu’ils se rendaient à Rumonge pour célébrer l’anniversaire du parti CNDD.

D’aucun pourrait se demander si les activités de l’opposition vont être toujours sabotées par les pouvoirs publics ! Ce qui est flagrant c’est que la politique de deux poids deux mesures devient de plus en plus une réalité parce que les partis de la mouvance, eux, ne cessent de tenir à volonté des réunions !

A bien y voir clair, les partis politiques de l’opposition seraient victimes de la récente loi régissant les partis politiques de l’opposition, loi ne leur permettant pas de se constituer en coalition. La dite loi est plutôt contestée par l’Adc-Ikibiri qui la qualifie simplement d’anticonstitutionnelle.

Tout ceci se déroule au moment où les bailleurs de fonds avaient entre autre exigé à Genève au gouvernement burundais, la promotion des libertés politiques dans le pays comme conditionnalité pour le décaissement de cet argent. Quoi qu’il en soit ; les fonds des bailleurs ne sont que promesse et non acquis ! Le pouvoir en place, l’opposition, la société civile, tout burundais doit se sentir interpellé à respecter les exigences de Genève pour l’intérêt de la nation.




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