L’insécurité pourrait affecter négativement le scrutin au Kenya, selon l’équipe de la CAE




Par: Agence est-africaine de Presse , mardi 27 novembre 2012  à 17 : 50 : 10
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Article produit par Isaac Mwangi/Agence est-africaine de Presse

Arusha, 27 Novembre 2012 (EANA) – Les problèmes de sécurité pourraient avoir de l’impact sur le processus électoral dans les prochaines élections générales au Kenya, a alerté une Mission préliminaire d’évaluation de la Communauté de l’Afrique de l’Est(CAE).

« La question du Conseil républicain de Mombasa (mouvement quasi-séparatiste ; ndlr), les conflits au Tana River, Kisumu et Baragoi, ont besoin d’être traités afin de ne pas gêner la participation des citoyens aux élections en vue » déclare le rapport issu d’une mission d’évaluation de deux jours sous l’invitation de la Commission indépendante électorale du Kenya.

« Le comité électoral de sécurité(les comités national et régionaux) en collaboration avec d’autres agences du gouvernement ont un rôle clé à jouer en faveur des élections pacifiques » dit le rapport.

Conduite par le Président de la Commission électorale ougandaise, Dr Badru M. Kiggundu, la mission était composée de 30 membres issus des Commissions électorales nationales des pays de la CAE, des représentants de l’Assemblée législative de la CAE et du Secrétariat de la CAE. Les représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement, et de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique faisaient également parties de la mission dans le cadre de la collaboration de ces organisations avec la CAE.

Le premier objectif de la Mission d’évaluation préliminaire menée du 15 au 16 novembre était d’évaluer le niveau de préparation de la Commission électorale indépendante du Kenya, des partis politiques, des organisations de la société civile et des autres intervenants dans le processus électoral et le contexte dans lequel les élections sont en train d’être préparées. Les résultats de la Mission d’instruire le déploiement des missions d’observation de la CAE à court et long terme.

La Mission de la CAE a dit qu’il y avait un engagement accru des intervenants dans le développement du cadre législatif des élections, mais a appelé pour une volonté politique à aider les mécanismes existant pour la résolution des disputes électorales. « Même si la Mission n’a pas pu rencontrer les services de sécurité dans les pays, les inquiétudes relatives à la sécurité soulevées par certains intervenants méritent une attention » est-il dit.

Cependant, malgré ces inquiétudes d’ordre de la sécurité, la Mission a noté que le contexte dans lequel les prochaines élections prévues le 4 mars 2013 sont organisées était généralement pacifique. Il est noté que le gouvernement kényan a réservé une grande priorité à la question de la sécurité pour les élections.

Un autre problème grave a trait au découpage politique des régions, le fait de limiter l’« accès » dans certaines régions des partis politiques considérés comme externes à ces régions. Les partis politiques ont en plus déploré la maigre subvention financière des campagnes. Le Registraire des partis politiques a dit qu’il n’y avait pas assez de financement pour les partis. Le problème de fragmentation de partis a été souligné comme étant un handicap ».

Dans une évaluation en général positive de l’environnement dans lequel les élections sont en train d’être organisées, la Mission a dit que les conditions dans le pays étaient propices pour mener des élections crédibles.

« Le Kenya a fait des progrès considérables. Il ya toutefois des étapes dans le calendrier du processus électoral qui restent à finaliser pour arriver à un scrutin plein de succès, notamment l’enregistrement des votants, la proposition des candidats, les campagnes électorales et l’éducation continue du citoyen et du votant. »

Il est recommandé un engagement responsable et soutenu des tous les acteurs clés dans le processus électoral pour s’assurer que la participation des citoyens est garantie et la volonté du peuple est sauvegardée. La Mission a également demandé le déploiement d’une mission d’observation des élections de la CAE.

La Mission a relevé que le fait de voir le contexte des élections générales de 2013 était marqué par des progrès tangibles par rapport à celles de 2007 est dû aux réformes constitutionnelles, juridiques et institutionnelles qui ont été faites depuis 2007.

« Le scrutin de 2013 va se faire sous dérogation de la nouvelle constitution qui offre des transformations radicales des institutions et processus électoraux. Il y a aussi une volonté politique du gouvernement d’encourager un scrutin pacifique et crédible. »

Tout en louant « les réformes juridiques substantielles » qui ont été faites jusque là, la mission a appelé à la promulgation des lois relatives aux élections, encore pendantes, comme le projet de loi sur la subvention des campagnes électorales. Ceci, dit-on, pourra améliorer la transparence et l’équité des élections.

« Un autre problème important est la résolution de la question du principe de deux tiers basé sur le sexe dans la Constitution dont l’applicabilité a connu des vues divergentes. Toutefois il est louable de noter l’intégration progressive de la parité basée sur le sexe, de la jeunesse de même que des personnes handicapées à poser leurs candidatures aux postes publiques au Kenya sous le nouveau système électoral » dit le rapport.

La Mission a félicité la Commission électorale indépendante kényane d’avoir adopté la technologie moderne d’enregistrement biométrique des votants, disant qu’elle va promouvoir l’intégrité et la crédibilité de l’effectif des votants. Cependant, suite au temps limité alloué à l’enregistrement, la Mission a appelé à une éducation massive des votants pour s’assurer que toutes les personnes ayant droit de voter se fassent enregistrer.




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