Le chef a dit, la grève prend de l’ampleur




Par: Marc Niyonkuru, , vendredi 21 décembre 2012  à 10 : 35 : 49
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Le service minimum n’est pas rendu dans la plupart des hôpitaux et centres de santé du pays après que le président de la république ait exigé aux autorités policières et administratives d’empêcher les infirmiers et autres personnel soignant regroupés au sein du syndicat SYNAPA de faire sit in.

Selon le président du syndicat SYNAPA,en prenant une telle décision , le président de la république a besoin de culpabiliser de manière biaisée en montrant à l’opinion que les syndicalistes ont refusé même de faire le service minimum alors que cela relève des obligations de la grève. Dans une interview qu’il a accordée à la presse, Mélance Hakizimana a indiqué que la police et l’administration dans certains coins du pays ont mis en application la décision présidentielle.

Les infirmiers qui faisaient sin dans les hôpitaux et centres de santé ont été sommés de quitter notamment en province de Muyinga, Makamba , Bururi, Rutana, Gitega, et autres selon le président du SYNAPA. Suite à cette divergence de vue entre les protagonistes autour des revendications des syndicalistes du SYNAPA, le service minimum qui était rendu a été interrompu. Les infirmiers qui faisaient le service minimum ont rejoint les autres syndicalistes pointant du doigt les policiers et les administratifs de prendre partie dans leurs revendications.

De la part de Mélance Hakizimana , au lieu de recourir à d’autres pratiques qui s’écartent de la loi , la seule solution réside dans le dialogue autour des questions qui font objet de leurs revendications à savoir les primes d’éloignement , la régularisation des salaires conformément aux clauses de 2009 avec le gouvernement et autres. Les subalternes ont répondu à la mesure du président.

Lors de sa visite en province de Gitega ce mercredi, le président burundais Pierre Nkurunziza a demandé aux autorités administratives et policières de ne pas permettre aux syndicalistes du Syndicat National du Personnel de la santé et Aide soignant SYNAPA de faire des sit-in dans les hôpitaux ou centre pendant cette période de grève à travers le pays .

Retour sur cette qui vient de durer plus de deux semaines. La ministre de la santé publique et de la lutte contre le SIDA et celle de la fonction publique estiment que le syndicat SYNAPA est à la base du dialogue de sourd qui existe aujourd’hui entre avec le gouvernement et celui-ci.

Au cours d’une conférence de presse du 19 décembre, ces deux membres du gouvernement ont appelé les syndicalistes à la reprise du travail. Tous les deux ont dit qu’ils vont user des sanctions contre le personnel soignant aujourd’hui en grève puisque celle-ci a été qualifiée d’illégale par l’inspecteur ayant en charge du travail.

Cette grève du personnel soignant et infirmiers a commencé le 3 de ce mois. Les syndicalistes réclament les indemnités et primes d’éloignement, la régulation des salaires conformément aux clauses de 2009 avec le gouvernement de Bujumbura et autres.

Les représentants du SYNAPA ont été pointés du doigt comme étant responsables de l’absence de dialogue qui prévaut aujourd’hui avec le gouvernement, prenant les malades pour premières victimes par les deux ministres.

Après une rencontre avec le deuxième vice président au début de cette semaine, les syndicalistes ont pris l’option de durcir les mesures de la grève sous prétextes que leurs revendications sont toujours sans issue.

La ministre de la fonction publique et celle de la santé publique et de la lutte contre le SIDA indiquent qu’elles ne sont pas en mesure de dire avec précision à quel pourcentage les clauses de 2009 entre le SYNAPA et les ministères sectoriels ont été satisfaites par le pouvoir de Bujumbura.

Annonciate Sendazirasa estime que les syndicalistes se sont trompés de partenaires avec lesquels ils devaient négocier en réclamant le dialogue avec le deuxième vice président.

« Ils sont allés le voir. Le deuxième vice président de la république du Burundi les a par après orientés vers nous. C’est pour cela nous les tendons encore la main pour la reprise du dialogue », a-t-elle souligné.

Dr Sabine Ntakarutimana estime les infirmiers devraient reprendre le service au lieu de prendre en otages les malades.




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