Le sénat voudrait en savoir plus sur la grève du Synapa, et les dégats




Par: Marc Niyonkuru, , vendredi 21 décembre 2012  à 21 : 03 : 16
a

La ministre de la fonction publique indique que la grève du personnel paramédical regroupé au sein du syndicat est illégale. Elle promet en même temps des sanctions contre les grévistes qui n’ont pas accepté de reprendre le travail ce vendredi.

Au cours des questions orales ce vendredi devant le Sénat, Annonciate Sendazirasa a estimé que le gouvernement n’a rien ménagé pour venir à bout de leurs demandes.

De la part de la ministre de la fonction publique, le gouvernement a patienté à prendre des sanctions à l’instar d’un beau papa hélas, si les choses continuent de la sorte, le gouvernement n’hésitera pas à prendre des sanctions, tels les licenciements contre eux.

Les infirmiers qui faisaient sit in dans les hôpitaux et centres de santé ont été sommés de quitter notamment en province de Muyinga, Makamba , Bururi, Rutana, Gitega, et autres selon le vice président du SYNAPA Fidèle Niyonkuru .

"Le service minimum qui était rendu a été interrompu", a t il souligné. A Muyinga par exemple, quand les infirmiers qui faisaient le service minimum ont rejoint les autres syndicalistes, certains des malades sont rentrés non pas qu’ils avaient guéri mais plutôt par manque d’infirmiers pour leur donner des médicaments selon le syndicaliste sur place.

De la part de Fidèle Niyonkuru , la seule solution de sortie de cette crise réside dans le dialogue autour des questions qui font objet de leurs revendications à savoir les primes d’éloignement , la régularisation des salaires conformément aux clauses de 2009 avec le gouvernement et autres .

« Nous aussi sommes des humains. Il serait mieux que le travail reprenne », a-t-il souligné en conditionnant la reprise du travail par le début du dialogue .

Zénon Manirakiza , responsable de la commission prévention des conflits au sein de l’institution des Bashingantahe,dit que le secteur de la santé et celui de l’éducation sont les éléments clés . "Aussi longtemps qu’ils ne se portent pas bien comme on l’observe aujourd’hui , difficile de dire que le pays se porte à merveille" a t il ajouté .

Difficile de converger sur la nécessité du dialogue certes au regard des réactions des protagonistes, mais dans l’entre temps les pertes sont énormes à travers le pays suite à cette grève comme le souligne le vice président du SYNAPA.

Selon Manirakiza, les Bashingantahe sont disponibles pour apporter leurs contributions pour que ces personnes reprennent le travail notamment à travers une facilitation comme ils l’ont fait en 2006 pour les enseignants .




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

489 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

« Etre francophone ne suffit plus pour le monde d’aujourd’hui », constate un docteur en langue, lettres et traductologie, Remy ndikumagenge



a

Le PAM assiste les populations de Kirundo menacées par la famine



a

Le Burundi plaide pour l’augmentation de quantité des vivres destinés aux cantines scolaires



a

Les travailleurs de l’Ecole Indépendante réclament une réunion extraordinaire



a

La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée



a

Le secteur de l’éducation "en ruine" !



a

« Je ne vois pas comment le directeur ne nous...



a

Neuf institutions universitaires interdites d’enrôler de nouveaux étudiants



a

Bubanza : le lycée kanura de Gihanga, confrontée à plusieurs difficultés



a

Buyenzi : Les filles et femmes face à l’éducation conjugale !





Les plus populaires
L’ISTEBU valide la stratégie nationale de la statistique 2016-2020,(popularité : 10 %)

L’Hôpital Général de Mpanda en difficultés ,(popularité : 9 %)

Burundi-Education : Un nouveau campus de l’ENS s’ouvre à Mugara,(popularité : 8 %)

La Télévision Nationale : Des fortes pluies ont endommage son émetteur ,(popularité : 7 %)

Gihanga, 700 Fr Bu pour acheter un bidon d’eau potable ,(popularité : 6 %)

Hôpital Roi Khaled : Les infirmiers décrient l’absence à la garde des médecins spécialistes,(popularité : 6 %)

« Etre francophone ne suffit plus pour le monde d’aujourd’hui », constate un docteur en langue, lettres et traductologie, Remy ndikumagenge ,(popularité : 6 %)

Le saignement chez la femme : Un problème de décollement placentaire,(popularité : 6 %)

MWARO : Les écoles à internat sont au point-mort à quelques jours de la rentrée scolaire,(popularité : 6 %)

Santé : Manque de devises, pas de médicaments,(popularité : 5 %)