Quel sera le message du HCDH de Genève le 24 janvier ?




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 15 janvier 2013  à 18 : 13 : 17
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Le 24 de ce mois à Genève aura lieu l’évaluation de l’examen périodique universel pour le Burundi. Un rapport synthèse du conseil des droits de l’homme de Géneve montre que les quatre dernières années furent caractérisées par les violences politiques en particulier les exécutions extrajudiciaires. Les acteurs de la société civiles et l’opposition politique ont connu une restriction de liberté selon toujours ce rapport.

Ce rapport synthèse du Haut Commissariat des Droits de l’Homme, HCDH, porte sur la période sur la situation des droits de l’homme de 2008 à 2012 au Burundi.

Le document de 15 pages fait le tour des cas de violations des droits de l’homme pendant cette période et indique ce qui pourrait avoir lieu pour que droits de l’homme soient garanties dans le pays.

Les dangers sur le droit à la vie

Ce rapport indique que les violations des droits de l’homme ont augmenté particulièrement en 2011.

"Des formes de règlements de comptes ont été observées entre les membres du parti CNDD-FDD et les agents du service national des renseignements contre les groupes armés du FNL et vice versa."

"Même si le Burundi a aboli la peine de mort en 2009, les cas d’exécutions extrajudiciaires ont été une triste réalité surtout les membres du FNL. Les auteurs de ces crimes avaient été les policiers et agents du service national des renseignements", souligne t on dans ce rapport.

Ce rapport synthèse du Haut Commissariat des Droits de l’Homme qui ferra objet de débat entre les acteurs de la vie du pays et la communauté internationale qualifie de salutaire le décret présidentiel de désengorgement des prisons, mais s’inscrit en faux contre la torture qui continue au Burundi. Pour illustration, en 2010 en l’espace de deux semaines, plus de 12 personnes ont été torturées par les agents du service national des renseignements et la police mais les infractions ont bénéficié d’une impunité.

L’indépendance de la justice se cherche encore

Il relève aussi des tares dans le secteur de la justice puisque l’exécutif a les mains basses sur celui-ci.

La promotion, les mutations et la carrière des magistrats manquent d’objectivité puisqu’ils sont dictées par l’exécutif souligne ce rapport.

Le conseil supérieur de la magistrature est présidé par le président de la république en violation des statuts des magistrats raison pour laquelle tous ces manquements se font remarquer, lit-on dans ce rapport.

En prenant pour illustration le dossier Ernest Manirumva qui n’avance pas visiblement, le rapport stipule que les magistrats ne sont libres de traiter de manière indépendante les affaires judiciaires à sensibilités politiques particulières.

« Ceux qui osent travailler en toute indépendance sont mutés loin ailleurs », souligne t on.

Des projets de lois liberticides

L’autre défi pour le Burundi au cours des quatre dernières années aura été la liberté d’expression. La chercheuse de Human Right Watch et le chef de la mission des Nations Unies au Burundi ont été sommés de quitte le pays, accusés de rouler à la solde de l’opposition politique burundaise.

Il y a des projets de loi qui visent à restreindre l’espace de liberté d’expression puisque les concernés n’ont pas été consultés lors de l’élaboration de ces projets de loi. Ces projets de loi sont notamment la loi régissant les associations sans but lucratif, la loi régissant les partis politiques et la loi sur la presse.

Ces organisations signataires de ce document sont 13 entre autres la Commission Nationale Indépendante des Droits de l´Homme (CNIDH), Avocats Sans Frontières (ASF) Amnesty International, et autres




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