La société civile peint au noir le bilan politico-économique du Burundi




Par: Désiré Nimubona , mardi 15 janvier 2013  à 18 : 27 : 24
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Le président de la Commission de Consolidation de la paix au Burundi, Ambassadeur Paul Seger, salue l’action menée par les organisations de la société civile burundaise.

Dans une réunion de travail ce lundi soir à Bujumbura à l’intention des membres des associations de la société civile, Paul Seger a souligné que la vie politique burundaise ne peut pas bien vibrer à l’absence des organisations de la société civile qui émettent des critiques et propositions à la Nation burundaise.

« La vie sociale ou politique serait moins vibrante sans votre rôle », a déclaré le président de la Commission de Consolidation de la paix en marge de cette réunion tenue dans l’après-midi de ce lundi dans les locaux du BNUB à Bujumbura.

Selon Seger, la société civile burundaise a « un prestige (…) devant les yeux de la communauté internationale ».

Une vingtaine d’organisations de la société civile étaient assises autour de ce visiteur qui effectue sa 5èmevisite au Burundi depuis sa nomination à la tête de cette commission, il y a bientôt une dizaine d’année.

Ces organisations qui étaient venues avec des paniers et sacs d’accusations contre certaines autorités burundaises ont déploré pas mal de choses : Les exécutions extrajudiciaires, la radicalisation de la jeunesse du parti présidentiel, le musèlement de l’opposition, le harcèlement des opposants politiques, emprisonnement des journalistes et même la déstabilisation des syndicats et certaines organisations de la société civile.

Ces organisations ont souligné que ces craintes évoquées sont des grands obstacles à la consolidation de la paix dans un pays meurtrie par la guerre qui a duré une dizaine d’années.

Au moment où les indicateurs économiques du Burundi semblent être colorés au rouge, ces organisations de la société civile craignent la dévaluation de la monnaie burundaise. Jamais, ont-ils dit, un dollar n’avais dépassé 1500F et les prix n’avaient augmenté avant comme aujourd’hui.

Une autre crainte qui a retenu l’attention du président de la Consolidation de la paix au Burundi est le retour des politiciens burundais en exile depuis 2010. Selon un autre participant, les Nations Unies devraient plutôt s’investir dans le retour des politiciens exilés pour qu’ils viennent eux aussi participer dans les élections de 2015. A leur absence, a-t-il dit, il sera facile de ne pas reconnaître l’issu des élections de 2015 comme ils l’ont d’ailleurs fait pour celles de 2010.

Ce n’est pas tout. Les organisations de la société civile qui étaient présentes ont aussi pointé du doigts des dysfonctionnements de la Commission Nationale Terres et autres Bien (CNTB), soulignant que cette commission est en train de causer plus de problèmes en apportant des solutions superficielles à la question foncière, appelant les Nations Unies à militer pour la création d’un fond d’indemnisation initialement prévu par les accords d’Arusha mais qui n’a jamais existé.

Un participant, mais qui a préféré garder silence, s’est montré inquiet des révélations faites par les participants dans cette réunion, soulignant qu’il y a certaines choses qu’il ne fallait pas dire devant un haut cadre des Nations Unies. "Un sale linge se lave en famille", a-t-il dit en sortant de la salle et loin des autres participants.

Paul Seger qui visite le Burundi a rencontré ce lundi le deuxième vice-président de la république, Gervais Rufyikiri. L’étape suivante de ses audiences sera la rencontre du président de la République peut être ce mercredi. Il a promis de lui faire parvenir toutes ces inquiétudes de la société civile et aux autres instances compétentes nationales ou internationales.




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