La police a été sur les lieus de la manifestation pacifique avec retard




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 12 février 2013  à 15 : 17 : 19
a

« Nous lançons un message pressant au gouvernement. A chaque fois que nous remarquerons une injustice quelque part dans le pays, la société civile ne lassera pas à demander que le droit soit dit », ce sont les propos du président de Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et l’Evolution des Mentalités, PARCEM, Faustin Ndikumana, ce mardi lors d’une manifestation en faveur de la libération du journaliste Hassan Ruvakuki.

Cette marche manifestation avait aussi vu la participation des responsables de la société civile en plus des journalistes. Parmi eux, on peut citer notamment Gabriel Rufyiri de l’Observatoire pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME, le président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture, le président de l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme et des Détenus et d’autres.

Alexandre Niyungeko, président du syndicat UBJ, Union Burundaise des Journalistes,’ a indiqué que l’emprisonnement du journaliste Hassan Ruvakuki viole les textes de loi que le Burundi a ratifiés et d’autres textes de loi qui régissent le pays.

« Nous ne réclamons pas la justice pour Hassan Ruvakuki, mais aussi pour d’autres victimes de parodies de justices dans ce pays, raison pour laquelle nous sommes satisfaits du soutien de certains membres de la société civile », a-t-il souligné.

Quand la police est retardataire

Contrairement à d’autres marches manifestations pacifiques servant de voie d’expression en faveur de la libération, non seulement du journaliste Hassan Ruvakuki, mais aussi de toutes les victimes de parodie de justice, la police est arrivée sur les lieus avec retard ce mardi , soit près de 30 minutes plus tard .

Certains policiers sont venus en taxi, d’autres dans une camionnette de la police, d’autres encore dans des voitures des responsables de la police pour superviser cette marche manifestation pacifique.« L’information n’aurait pas circulée au sein de la police avant l’heure », ont estimé certains journalistes.

Pourquoi Hassan est sous les verrous ?

Hassan Ruvakuki est sous les verrous depuis plus d’une année. Son procès a commencé au parquet de Gitega.

La cour d’appel de Gitega a en effet décidé de changer la qualification du jugement contre Hassan Ruvakuki. Le tribunal de grande instance de Cankuzo avait condamné Hassan Ruvakuki à la prison à perpétuité pour « actes de terrorisme ».

La cour d’appel de Gitega a décidé de reformuler le premier jugement le 8 de ce mois. Elle a condamné le journaliste de la radio Bonesha FM et correspondant de RFI en swahili à trois ans de prison ferme pour « s’être rendu coupable dans l’infraction de participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens ».




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

535 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » !



a

Télécommunication : Des bureaux de LUMITEL presque déserts



a

Droits de l’Homme : Des effectifs pléthoriques dans les prisons du Burundi



a

Droits de l’homme : Le Burundi dans la persistance des violations de droits humains selon l’ONU



a

Le parquet général met en place une commission d’enquête sur le carnage de Ruhagarika



a

Buta : 21 ans après l’assassinat des 40 séminaristes



a

Justice :Un militant du parti au pouvoir condamné à 3 ans de prison pour tenue de propos haineux



a

Droits l’homme l’homme : Le cimetière de Mpanda inondé



a

Kayanza : 5 ans de prison ferme contre une dizaine d’enseignants de Murambi



a

Dossier PARCEM, « l’affaire loin d’être terminée »





Les plus populaires
Justice pour Ernest Manirumva : La société civile au front ,(popularité : 3 %)

Les femmes juristes s’intéressent aux veuves,(popularité : 3 %)

L’observatoire national de lutte contre le génocide et autres crimes, bientôt en place au Burundi ,(popularité : 2 %)

Muyinga /CVR Les agents de déposition sont déjà désignés sur les collines,(popularité : 2 %)

Frédéric Bamvuginyumvira conduit à la prison centrale de Mpimba ,(popularité : 2 %)

Bamvuginyumvira auditionné puis reconduit en prison ,(popularité : 2 %)

Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » ! ,(popularité : 2 %)

Burundi : L’hémicycle de Kigobe remplace 3 commissaires de la CVR,(popularité : 2 %)

2011, année des violations massives des droits de l’homme,(popularité : 2 %)

Un agent du SNR arrêté à Gihanga ,(popularité : 2 %)