Visite de Mme Grynspan Rebeca des projets du PNUD à Bubanza




Par: Désiré Nimubona , jeudi 21 février 2013  à 13 : 30 : 25
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L’Administratrice Associée du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Mme Rebeca Grynspan a visité trois projets sous financement de son organisation ce mercredi à Bubanza (ouest du Burundi).

Ces trois projets sont essentiellement la construction et l’équipement d’un Centre Jeune de Gihanga sur un montant de 41.637 Dollars américains, la culture du riz par les membres de l’Association Union des Femmes Veuves de Bubanza (UNAVEBU) pour un financement de 1500 dollars américains.

Le PNUD a aussi financé la construction d’un village de paix sur la colline Buramata, une localité qui s’est distingué lors de la guerre civile par des combats qui s’y sont déroulés selon un témoignage d’une veuve sur place.

« Ce n’est pas une visite seulement, mais j’ai aussi appris des burundais », a annoncé Mme Grynspan à la fin de la descente dans la commune de Gihanga, près de la frontière avec l’est de la RD Congo.

Selon cette officielle des Nations Unies, l’objectif des projets est essentiellement « mettre ensemble des communautés » surtout des veuves, des rapatriés, des ex combattants, des communautés d’accueil pour certains et d’autres groupes sélectionnés par l’équipe de PNUB et les autorités burundaises.

Des veuves pas comme les autres

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Une femme danse devant les visiteurs du PNUD dans les plantations de riz à Bubanza

Lors de la visite de l’entrepôt de Buramata, situé sur la colline de Buramata et près du village de paix, Mme Rebeca Grynspan a loué « le courage des veuves pas comme les autres ». Cet entrepot contient des sacs de riz qui ont été récoltés par les membres de cette association des veuves.

Selon elle, ces veuves sont au-delà de leurs problèmes. Elles ont d’ailleurs dansé jusqu’à faire craquer le sol, ce qui n’arrive pas souvent aux gens comme ces femmes qui ont perdu les leurs dans la crise qui a secoué le pays mais dont les cicatrices se ferment un peur rapidement dans les cœurs de ces femmes.

Actuellement, ces femmes peuvent travailler ensemble.

« Nous les veuves de Buramata sommes contentes de cette visite et surtout de cette aide de la part du PNUD. Avec nos associations nous avons pu gagner un peu d’argent et grâce à cet argent, nous avons acheté le matériel scolaire pour nos enfants du secondaire », a déclaré Marie Miburo veuve, membre de cette association de femmes devenues seules suite au conflit armé burundais.

Cette association des veuves de Bubanza a déjà fait au moins trois récoltes de riz. Ainsi, leur stock abrite une quantité de plus de 5 tonnes, tandis que les 5 autres ont été vendus pour alimenter les caisses de cette association.

Aides-toi et le monde t’aidera

La philosophie du PNUD dans ce genre d’activité est l’implication des bénéficiaires, comme l’a souligné l’Administratrice Associée du PNUD hier.

Ainsi, l’administration locale et même au plus haut niveau est sollicitée pour bien collaborer avec les agences de développement du PNUD et même les associations des bénéficiaires eux-mêmes.

Cependant, le PNUD a avoué qu’aider des individus n’est pas possible. C’est ainsi que cette organisation a appelé hier à se mettre en associations pour pouvoir bénéficier des aides ou assistances.

Le PNUD n’a pas assisté aux personnes sans rien apporter, et ne le fera peut-être pas. Il faut de l’implication des bénéficiaires, a lancé Mme Grynspan. Au centre des Jeunes de Gihanga, le PNUD a apporté une contribution de 41.637 $ alors que les bénéficiaires, via la commune de Gihanga a donné un terrain d’une valeur de 6.450 $.

Dans l’appui à la construction de 135 maisons en briques stabilisées en province de Bubanza, le PNUD a payé au moins 236.593 $ alors que les communautés locales ont contribué à hauteur de 14.285 $.
Dans la culture du riz par les veuves de Bubanza, celles-ci ont collecté 500$ et le PNUD a donné 1500$ comme ajout à cet effort des veuves qui étaient déjà en association.

Tout n’est pas rose

Les bénéficiaires ont aussi soulevé pas mal de défis devant dette délégation venue de New York. Le défi pour les femmes de Bubanza notamment en ce qui est de la vente de la production rizicole, c’est le manque de machine appropriée pour la transformation de la production.

"Si nous vendons le riz à l’état brut nous gagnons peu. On a besoin d’une machine pour décortiquer le riz et le vendre à bon prix".

Selon Hakizimana Matilde, membre de cette association des veuves, il y a un manque de machine moderne pour moudre la production. Si machine il y a, il y aura aussi un manque de courant électrique.

Une autre difficulté que rencontrent les bénéficiaires du centre des jeunes de Gihanga, c’est le nombre « insuffisant » de machines ordinateurs. En effet, la salle est équipée de 4 ordinateurs alors que la fréquentation risque d’augmenter suite à l’attraction du centre.

Ici, le PNUD compte faire un geste de puis, de même que pour les femmes qui veulent une machine pour la procession de leur riz.

Notons que l’Administratrice Associée du PNUD va rester au Burundi pendant trois jours. Elle a été accueillie par le Président de la République Pierre NKurunziza ce jeudi matin. La visite se terminera ce vendredi par un point de presse.




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