Une brèche pour l’impunité des cas de viol




Par: Marc Niyonkuru, , dimanche 10 mars 2013  à 09 : 11 : 23
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L’Association Nturengaho estime que le certificat médical pour les victimes de viol est difficile d’accès bien que le gouvernement ait permis sa gratuité.

Au cours d’un atelier sur l’état des lieux les droits de la femme au Burundi ce vendredi à Bujumbura , la coordinatrice de l’Association Nturengaho, Janvière Sabushimikea indiqué que les droits en matière de santé pour les victimes de viol se cherchent encore dans certaines provinces du pays où cette association œuvre en faveur de la promotion des droits de la femme.

Selon Mme Sabushimike , dans les provinces de Makamba, Bujumbura , Bubanza et Ngozi où cette association œuvre, les cas de viols bénéficient d’une impunité à cause de la cherté des prix des certificats médicaux pour les victimes. Un certificat médical s’achète à10 milles francs .

« Difficile de dire que nous célébrons dans la joie la journée internationale de la femme dans la joie au moment certaines infractions dans lesquelles sont souvent cités les hommes bénéficient d’une impunité », a-t-elle souligné.

Elle a indiqué qu’au cours de l’année 2012, 1260 cas de violences sexuelles ont été inventoriés. « Si le gouvernement avait facilité la tâche aux hôpitaux ici et là à travers le pays en rendant gratuit le certificat médical pour les victimes de viol ou, à défaut, en prévoyant le budget au sein du ministère de tutelle, la tâche aurait été facile pour les défenseurs de droits de la femme », a-t-elle indiqué.

Selon elle, certains des viols bénéficient d’une impunité parce que les victimes n’ont pas d’agent pour pouvoir se payer le certificat en cas de viol, raison pour laquelle certaines de ces infractions ne sont pas punies. « Surement que le nombre de viols est de loin supérieur par rapport à celui à qui est à notre disposition » a-t-il souligné.

Un représentant du ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida qui s’est exprimé sur la question aura été vraiment évasif car il a indiqué qu’il n’est pas sûr que le gouvernement avait prévu une telle rubrique par rapport à la question des victimes de viol.




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