Businde : sept morts et plus de 20 blessés




Par: Désiré Nimubona , mardi 12 mars 2013  à 12 : 49 : 20
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Au moins 7 personnes, dont 4 femmes, sont mortes dans des affrontements qui ont éclaté ce mardi matin entre les fidèles d’une certaine Eusebie et la police à Butsinde de la province Kayanza.

Comme d’habitude, les adeptes d’ Eusebie Ngendakumana (Zebiya) qui se dit proche de la Vierge Marie, avaient répondu à leur traditionnel rendez-vous à Butsinde pour une prière sur ce site. Entre 200 et 400 adeptes étaient déjà sur ce site depuis ce mardi matin, un site pourtant fermé depuis la fin de l’année passée.

Alors que la police tentait d’interdire ces centaines d’adeptes de s’approcher de cette place, une bagarre a éclaté entre ces adeptes et les policiers car, apprend-on d’une source sur place, certains des adeptes de Butsinde se sont servis des pierres, des bâtons et des gourdins, pour agresser les policiers en poste à Butsinde.

Ainsi, continue notre source, les choses sont tournées autrement car la police, avec l’intention de défendre certains de ses rangs, a sorti des balles réelles tuant sur place 6 personnes.

« Leur corps sont encore allongés sur le sol » a raconté cette source jointe par téléphone, ajoutant que les victimes sont essentiellement des femmes.

La source souligne qu’il y a aussi plus de 20 blessés dont d’ailleurs des policiers qui travaillaient sur le site.

Chaque mois, en dates du 12 et 13, les adeptes de Ngendakumana Eusébie se rencontrent sur le site de Butsinde en province Kayanza, pour, dit-on, écouter les messages de la Vierge Marie qui parle à Eusebie, connue sous le nom de Zebiya.

La police burundaise n’a pas encore réagit à cette situation, mais on apprend que le ministre de la sécurité Publique a pris, cet avant-midi, un hélicoptère en direction de Butsinde pour s’enquérir de la situation.

Depuis la fermeture du site de Butsinde par le Gouvernement burundais pour des raisons de sécurité, les adeptes d’Eusébie n’ont pas croisé les bras et avaient continué à venir sur le site mais se sont toujours heurté à la résistance de la police.

Vers la fin de 2012, 45 membres de ce groupe ont été arrêtés et se trouvent dans la prison de Ngozi au nord du Burundi.

Ce n’est pas la première fois que des vies humaines soient perdues sur ce site. Vers fin 2012, 4 ou 5 personnes ont trouvé la mort suite à des maladies des mains sales sui se sont déclarées dans cette foule de gens venue de près ou de loin ou même de l’étranger.

Me Segatwa monte au créneau contre le Gouvernement

Le défenseur de Ngendakumana Eusebie Me Fabien Segatwa déplore la perte des vies humaines. Il accuse le Gouvernement d’avoir mis des policiers dans un endroit de culte, empêchant ainsi les fidèles d’Eusebie d’exercer librement le culte. Selon lui, seul le Gouvernement est responsable de ces morts.

Rappelons que, depuis un certain temps, il s’observe un bras de fer entre l’Eglise Catholique et les adeptes de Ngendakumana Eusébie. L’Evêque de Ngozi, avait interdit Ngendakumana à diriger les prières sur ce site et un prêtre qui s’était aventuré sur ce site sans permission avait aussi été frappé par des sanctions.

Quelques jours plus tard, un groupe de fidèles de cette fille a attaqué la paroisse Rukago et les affrontements entre chrétiens non fidèles à Eusebie et les autres ont fait des blessés.

En conséquence le Gouvernement du Burundi, avait officiellement interdit la tenue des cultes à Butsinde soulignant que pour des raisons de sécurité le site sera fermé. Le problème entre Eusebie et l’Eglise Catholique venait d’être un problème de l’Etat qui, selon toute prérogative, gère les questions de sécurité.




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