Businde, le bilan des victimes porté à neuf




Par: Désiré Nimubona , jeudi 14 mars 2013  à 14 : 24 : 09
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Deux autres personnes ont succombé à des blessures dans l’hôpital de Burengo à Ngozi selon une source sur place portant ainsi à neuf le bilan total des victimes depuis ce mercredi matin.

Cependant, la situation des autres blessés ne semble pas rassurer selon notre source et le bilan pourrait s’alourdir un peu plus.

« Au regard de la situation de certaines personnes, il y a crainte que mêmes d’autres pourraient mourir » a déclaré notre source.

Selon cette source, ces personnes sont mortes alors qu’elles subissaient des traitements dans cet hôpital de Burengo depuis ce mercredi après la fusillade et la bousculade à Businde.

Notre source souligne que depuis la mort de 7 personnes, dont deux sont encore dans la morgue de l’hôpital Ngozi, cet hôpital régional a peur que les deux corps ne se décomposent avant l’arrivée des familles des leurs pour un enterrement digne de nom.

L’hôpital de Ngozi n’ayant pas une chambre froide bien fonctionnelle, la peur est que ces deux corps l’une d’une femme originaire de Mwaro et une autre de Karusi risquent de se décomposer avant l’arrivée des membres des familles qui doivent les enterrer.

Mercredi, 7 fidèles de Businde ont été tués dans une fusillade de la police contre ce groupe. Les fidèles catholiques qui croient en révélations d’une certaine Eusebie Ngendakuriyo, qui dit recevoir les messages de la Vierge Marie, se rassemblaient pour leurs prières mensuelles sur ce site, prévues en dates du 12 et 13 de chaque mois.

La police qui était sur les lieux, depuis la décision du Gouvernement et de l’Eglise Catholique de fermer le site, s’est bagarré avec les fidèles, causant une fusillade qui a coûté la vie à ces 7 personnes dont 6 sont mortes sur le champ.

Les condamnations à cette situation ne cessent d’augmenter, de la part des politiques, des organisations de la société civile et même des médias.

Hier, lors des activités organisées par le BNUB en faveur des politiciens burundais, le Ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana avait demandé d’observer « une minute de silence en mémoire des illustres disparus », soulignant que même des enquêtes seront faites pour « établir les responsabilités ».

Nduwimana venait ainsi de donner la réponse à certaines organisations de la société civiles et même politiques burundaises qui avaient demandé dès le jour de cette fusillade une lumière sur ce qui s’est passé et avaient même condamné son langage sur le lieu du drame.




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