Plaidoirie pour la révision de la constitution




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 17 avril 2013  à 18 : 55 : 35
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Le professeur Julien Nimubona demande aux acteurs de la vie politique de ce pays de débattre autour des textes de lois régissant le cadre légal des élections pour une bonne issue de celles de 2015.

Dans une étude qu’il a faite sur les textes de lois de ce pays en matière politique, Julien Nimubona a dit que la constitution et l’accord d’Arusha sont muets sur la possibilité pour l’actuel président de la république de se faire élire encore une fois en 2015.

Il a dit que la constitution stipule qu’il éligible deux fois uniquement au suffrage universel. Quant à l’Accord d’Arusha, il reste aussi flou car il ne parle pas la façon dont il devrait être élu si le premier mandat n’a pas eu lieu sur base de suffrage universel indirect. De la part de Julien Nimubona, les responsables de la vie politique du pays devraient débattre de cette question en vue de déterminer la reconduction ou non de Pierre Nkurunziza dans la course aux présidentielles.

« Mais, j’estime que deux mandats sont suffisants pour question uniquement de possibilité d’alternance au pouvoir », a-t-il souligné.

Outre l’indépendance de la justice qui devrait être une réalité, la composition de la CENI devrait être élargie et avoir des possibilités de résoudre par le biais d’un tribunal spécialisé les conflits ayant trait à la conduite des élections selon Julien Nimubona. « Les deux vices présidents n’ont pas pratiquement de pouvoir politique réel sur les membres du gouvernement. Ce sont des faux vices président, fruits des héritages des accords d’Arusha » a-t-il souligné.

Selon lui, l’on devrait redéfinir leurs rôles et voir s’ils ne pourraient être remplacés par un seul premier ministre. « L’Accord d’ARUSHA est certes une base pour la consolidation de la paix au Burundi mais on ne doit pas le fétichiser », a-t-il martelé. De la part de ce professeur d’université, l’ingérence du ministre de l’intérieur dans les activités des partis politiques ne devrait avoir lieu que si réellement ces les actions des organisations politiques constituent un mal pour la sécurité du pays.

« Je le répète encore la loi portant sur la nomination du responsable de l’opposition constitue une catastrophe parce qu’elle est le refus même de la libre association des organisations politiques consacrées par la constitution, a martelé Julien Nimubona.




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