Le Burundi est- il capable de jouir de sa souveraineté économique ?




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 23 avril 2013  à 06 : 37 : 54
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Le professeur Paul Nkunzimana estime que le rapport des Nations Unies sur les lacunes dans la privatisation du secteur café au Burundi ne vise qu’à tromper l’opinion puisque les institutions internationales ne visent qu’à protéger leurs intérêts au détriment de la misère dans laquelle se trouvent les petits agriculteurs du café.

Au cours d’une interview qu’il accordée à la Radio Isanganiro sur l’état actuel de la privatisation au Burundi au regard de ce rapport ce lundi , ce professeur a souligné que cette politique de privatisation des secteurs clés de la vie du pays s’inscrit dans une logique d’aide aux pays en voies de développement mais uniquement une telle valeur reste au niveau des paroles. Dans la pratique, les institutions internationales telle la banque mondiale, le fond monétaire international et autre ne privilégient jamais les intérêts de la population selon ces propos.

Ce rapport stipule en effet que les droits des petits agriculteurs ne sont tenus en considérations puisqu’ils n’ont pas été écoutés avant sa mise en pratique. De la part du professeur Paul Nkunzimana, les institutions internationales ont-elles mêmes commencé à mettre en pratique la politique d’ajustement structurel qui a été avérée inefficace dans les pays en voies de développement.

Selon lui, la banque mondiale plaide pour que les intérêts des petits agriculteurs soient sauvegardés uniquement pour tromper l’opinion car celle-ci collabore toujours avec les Nations Unies. « La politique dénommée cadre stratégique de lutte contre la pauvreté est tout simplement un moyen d’enfoncer davantage le trou de la pauvreté dans les pays du sud » a-t-il souligné.

Pour lui, la seule solution de sortir d’une crise de privatisation à grande échelle qui fait fi des intérêts de la population est de nationaliser les secteurs du développement clés du pays. « Les pays comme l’Algérie, le Venezuela ont refusé ces injonctions internationales. Mais le Burundi n’ose pas faire ce pas » a t-il souligné. Beaucoup d’entreprises dont l’aéroport international de Bujumbura, le nickel à Musongati , et autres sont en cours de privatisation au Burundi. Le professeur Paul Nkunzimana estime que pour freiner cette course à la montre de la privatisation les burundais devraient travailler en synergie.




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