Une loi sur la presse prédatrice des libertés du peuple burundais




Par: , jeudi 6 juin 2013  à 09 : 05 : 11
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Un contre tous, le président de la république vient de prendre position. Pierre NKURUNZIZA promulgue une loi sur la presse, une loi pourtant décriée par tous.
Comme si les appels des professionnels des medias ne lui ont pas suffi, le président de la République n’a pas non plus écouté ni les organisations de la société civile, ni les représentants diplomatiques au Burundi, ni ceux des Nations Unies, sans oublier des milliers de Burundais qui se sont exprimés à travers une pétition qui lui a été envoyée.

Est-ce normal que toutes les inquiétudes soulevées par toutes ces catégories de gens soient balayées d’un simple revers de la main ? Qu’est ce qui est tramé derrière cette position ?

Sans surprise, Seul le parti Cndd-fdd, son parti fait les éloges de cette fameuse loi. Pourquoi le président Nkurunziza reste esclave de son parti au détriment de l’intérêt national ?

La promulgation de cette loi cache mal les visées du pouvoir de faire taire toute voix discordante surtout à la veille des élections de 2015.

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) la loi sur les manifestations publiques, le projet de révision de la constitution, la candidature controversée de Pierre Nkurunziza, les dossiers de malversations, les crimes et violations des droits de l’homme, ne sont-ils pas des sujets qui ont dicté cette décision du numéro un burundais visant à museler la presse ? Certainement que le moment est mal choisi pour un pays qui se dit démocratique.

Cette démarche n’est pas une première en Afrique où les pouvoirs autoritaires change en leurs faveur les lois à la veille des élections. La présente loi sur la presse au Burundi reste jusqu’à preuve du contraire inconstitutionnelle.

L’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme faisant partie intégrante de la constitution burundaise garantit les libertés d’opinion et d’expression sans pour autant être inquiété.

La seule voix de recours restant est la cour constitutionnelle, va-t-elle oser contredire le président de la République, ce sera en tout cas une première au Burundi.




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