Lucien Rukevya : Le SNR ne travaille pas tambour battant




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 19 juin 2013  à 13 : 56 : 55
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« Lucien Rukevya n’est pas un journaliste. C’est un travailleur de la RTNB tout simplement. Le service national des renseignements ne travaille à tambour battant raison pour laquelle il ne pourrait pas appeler tout le monde pour aviser que telle personne se trouve dans ce service. Lorsqu’une personne est arrêtée, ses proches peuvent le voir mais pas tout le monde parce que les enquêtes y sont en cours », c’est la réaction du parte parole du service national des renseignements ce mardi en province de Karuzi pendant une conférence publique dans laquelle avaient pris part les porte paroles des ministères.

Télésphore Bigirimana a réagi sur l’emprisonnement du journaliste Lucien Rukevya de la Radio Télévision National du Burundi. Il a indiqué que Lucien Rukevya subit des interrogatoires non pas comme journaliste mais à l’instar des autres citoyens et qu’il n’est pas temps de dire pourquoi il fait objet d’enquête . Selon lui son avocat est libre de le voir de le parler.

L’avocat du journaliste Lucien Rukevya estime pourtant que le service national des renseignements s’est écarté de la loi en refusant que celui-ci soit assisté par un avocat.

Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce lundi cet avocat a indiqué que les agents du service national des renseignements ont opéré une fouille perquisition aussi bien chez lui qu’au service.

Ils ont récupéré un ordinateur portable et ses accessoires à la Radio Télévision Nationale du Burundi selon les propos de cet avocat. Pour le moment, le travailleur de la RTNB reste incarcéré avec deux personnes de avec lesquelles il a été arrêté.

Leurs liens avec le M23, un mouvement rebelle opérant à partir de l’Est de la République du Congo seraient à la base de cette arrestation mais l’avocat du journaliste se garde pour le moment de dire que telle est la raison d’être de son incarcération parce qu’il a eu du mal à le contacter.

Au premier jour de l’emprisonnement de ce journaliste âgé d’une cinquantaine d’années, le président de l’Union Burundaise des journalistes, Alexandre Niyungeko avait exprimé ses inquiétudes parce que l’homme avait été enlevé et la famille des journalistes ne manquait pas de s’inquiéter.

Cette dernière semaine, l’arrestation et l’emprisonnement du journaliste Lucien Rukevya est venu s’ajouter sur la convocation en cascade de deux journalistes de la Radio Isanganiro. C’était respectivement Evariste Nzikobanyanka et Janvier Harerimana. Difficile de savoir si la justice a été satisfaite de leurs plaidoiries par rapport aux accusations portées contre eux.

Le premier avait traité d’une probable implication dans des pratiques de corruptions d’un responsable de la Commission Nationale des Terres et autres Biens en province de Makamba pendant la gestion des conflits fonciers entre les résidents et les rapatriés. Le second était présumé accusé d’avoir diffusé une information selon laquelle les jeunes du parti au parti faisaient la pluie et le beau temps sur 6 collines de la commune de Kanyosha en province de Bujumbura.




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