L’instauration d’une taxe intermediaire de 10% décriée par les groupes sociaux




Par: Désiré Nimubona , mardi 25 juin 2013  à 16 : 27 : 14
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Les organisations engagées dans la campagne contre la vie chère au Burundi demandent au Gouvernement l’annulation des procédures qui seraient en cours pour l’instauration d’une taxe intermédiaire de 10% sur certains produits.

Gabriel Rufyiri, l’un des deux coordinateurs de la campagne contre la vie chère explique que « tous les produits répondant aux besoins fondamentaux de la population (…) seront frappés de taxes intermédiaires de 10% », citant un projet de loi qui serait sur la table du parlement pour seconde lecture après que le Président l’ait renvoyé au parlement.

Selon ces organisations qui avoisinent 500 selon l’un des coordinateurs de cette campagne, « les médicaments, produits pharmaceutiques, l’eau, électricité, intrants agricoles, produits agricoles, d’élevage ou de pêche non transformés par les producteurs »jadis non imposés, connaitront une augmentation de 10%, si jamais le projet de loi est voté puis promulgué, selon Rufyiri.

Suite à un déficit budgétaire qui s’observe, Rufyiri dit que le Gouvernement doit trouver cet argent en instaurant cette nouvelle taxes.

Pire, il dit que la mesure tombe au mauvais moment. En effet, le mois de juin 2013 sera marqué par la fin de la détaxation de certains produits alimentaires importés, une mesure présidentielle de mai 2012 qui avait diminué les prix et réduit sensiblement l’inflation.

Rufyiri déplore le fait que le projet de loi en rapport avec ces changements a été transmis au Parlement pour seconde lecture, pour y insérer ce paramètre des 10% alors que « la population n’est plus à mesure de trouver d’autres moyens de vivre ».

Une « population malheureuse » selon la qualification de Rufyiri, ne sera pas à mesure d’affronter la TVA en vigueur depuis 2009, la fin de la détaxation des produits vivriers venant de l’étranger, prévue avec la fin de ce moi et cette nouvelle taxe qui se profile à l’horizon, explique t-il.

Par ailleurs explique Rufyiri, la logique burundaise fait que les plus pauvres continuent à payer les taxes alors que les plus riches sont exonérés de certaines impositions, martelant ainsi sur la nécessité d’imposer plutôt les plus riches, en geste de solidarité nationale.

Les taxes sur fortunes sont l’une des grandes solutions, qui, selon les organisateurs, seront à mesure de gonfler les caisses de l’Etat.

A guerre comme à la guerre explique la coordination des activités contre la vie chère, qui demande « au Gouvernement de réduire son train de vie et celui des autres institutions étatiques en diminuant voire même supprimer certaines dépenses non essentiels qui gonflent le budget de l’Etat sans aucun effet tangible sur la production nationale ».

Ces 500 organisations, dont par ailleurs les syndicats, demandent de réduire les indemnités kilométriques perçues par les hauts cadres de l’Etat et de vendre ces véhicules ( dans le cadre de la politique dite charroi zéro) à une valeur réelle.

Il accuse certains agents du ministère du transport qui ne livrent pas pas la vraie valeur des véhicules dans les rapports de leurs expertises avant de les attribuer aux fonctionnaires dans la politique de charroi zéro actuellement en cours. La bonne gestion de ce secteur permettrait aussi au pays de retourner dans les caisses de l’Etat un montant important bien qu’il n’est pas bien précisé.

Le pays devrait aussi faire retourner dans les caisses de l’Etat des 400 milliards de francs burundais, détournés dans les deniers publics depuis 2003, souligne l’un des deux coordinateurs de la campagne contre la vie chère.

Se référant sur des dossiers de l’inspection générale de l’Etat et d’autres organisations qui ont mené des enquêtes, les membres de cette campagne disent que le déficit actuel serait bouché, si jamais son appel serait écouté que continuer à traire une vache à la fois maigre et affamée, cette vache étant la population burundaise.

Au ministère des Finances et de la Planification Economique, le Ministre Tabu Abdallah dit se préparer à une réaction contre les accusations de ces organisations contre la vie chère.

Sans pour autant dire quand, le ministère souligne qu’il travaillera avec les services de la communication surtout le porte-parole du Ministère pour apporter de la lumière sur ce qui a été dit lors de cette conférence de presse de ce lundi à Bujumbura, des informations qui sont presque des rumeurs, a-t-il souligné.




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