Les Evêques du Burundi déplorent les exécutions « sauvages » des citoyens




Par: Désiré Nimubona , vendredi 25 novembre 2011  à 12 : 04 : 39
a

Le Président du Conseil Épiscopal de l’Afrique Centrale, Mgr Simon Ntamwana, au nom des Évêques Catholiques du Burundi, a qualifié de « sauvage » les gens « inconnus » qui tuent les gens ces derniers jours au Burundi.

Il s’exprimait lors d’un point de presse de ce jeudi dans l’après midi, de retour d’une mission de travail au Bénin, où les évêques burundais avait été invités dans les cérémonies d’accueil du Pape Benoit XVI.

Se prononçant sur le récent cas d’assassinat de Léandre Bukuru, tué par des inconnus, mais à bord d’un véhicule de la police et en tenu policière, l’Archevêque ne mâche pas ses mots : « Ceux qui l’ont fait ne sont plus des humains, ce sont des sauvages ».

Selon l’Eglise Catholique, « tuer quelqu’un et le défigurer pour empêcher les gens de l’identifier » est un crime grave qui ne devrait pas se retrouver dans la communauté des humains.

Selon Mgr Ntamwana, celui qui provoque la division de population est en dehors de la société. « Il faut changer cette situation non pas par violence mais par un agir responsable, c’est-à-dire à la non violence », a souligné Mgr Ntamwana.

Selon lui, il y a une urgence de changement de cœur qu’il faut demander au gouvernement, aux chargé de la justice, car, ce qui est en train de se faire n’honore pas les burundais, t-il dit.

« C’est lâche, c’est exécrable, (…) c’est méchant » de défigurer quelqu’un comme ça a été pour le cas de Léandre Bukuru. Ces techniques du mal sont l’inspiration des gens les plus extrémistes. « Nous voulons y opposer notre humanisme », a-t-il martelé.

S’exprimant sur la lenteur des enquêtes, Mgr Ntamwana déclare : « Je suis tout à fait soufrant du temps que ça peut prendre pour me faire connaitre ceux qui ont fait ça », selon l’église catholique, il faut des nouvelles technologies pour faire des enquêtes dans les plus brefs délais, pour connaitre les auteurs de ces tueries opérées dans la clandestinité totale et sans aucune condamnation de la part de l’administration, à une échelle aussi grande.

Appel au Dialogue entre politiciens burundais et au respect des médias

Les évêques burundais appellent au gouvernement et les politiciens de l’opposition de s’asseoir ensemble pour sauver le pays.

« Ce pouvoir qui interdit aux gens de s’exprimer, est-il un pouvoir qui va nous sauver ? », « s’ils sont des sages, qu’ils se mettent ensemble pour se parler » a déclaré Mgr Ntamwana, soulignant que la culture de la vérité et du dialogue dans les cœurs de certaines autorités a sensiblement dégradé.
Pour ces évêques, pas question de museler ou d’interdire les gens de s’exprimer, face à ces situations de violation des droits de l’homme.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

1488 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

La demande d’Agathon Rwasa rejetée



a

Politique : PISC et CAPES+ rejettent les conclusions du 5ème round du dialogue inter burundais



a

Une vingtaine d’ONGES au Burundi « se sont déjà repliées » !



a

Benjamin Mkapa renvoie la balle au médiateur Museveni



a

Arusha : Ouverture solennelle du dialogue à l’absence du gouvernement



a

Médias : « Plus très suivi , plus très monitoré », selon le CNC



a

« Dialogue » ou « Monologue » ?



a

Partenaires techniques et financiers du Burundi réclament des clarifications sur la loi régissant les ONGE !



a

Certains invités au 5ème round du dialogue inter burundais affichent un recul



a

La province Gitega décide d’enlever les pancartes de Nyambeho controversées





Les plus populaires
La demande d’Agathon Rwasa rejetée,(popularité : 13 %)

Politique : PISC et CAPES+ rejettent les conclusions du 5ème round du dialogue inter burundais,(popularité : 4 %)

La CENI de 2015 : Comment retoucher la constitution du Burundi,(popularité : 4 %)

La rencontre rouvrira l’espace politique ,(popularité : 4 %)

« Dialogue » ou « Monologue » ?,(popularité : 3 %)

Le Frodebu plaide pour la mise en place de la Haute Cour de Justice au Burundi ,(popularité : 3 %)

Le comité central est gestionnaire de la crise de l’Uprona,(popularité : 3 %)

Coalition autour des malversations économiques par l’Uprona et le Cndd-fdd ,(popularité : 3 %)

Les upronistes sont-ils uniquement les salariés de la première vice-présidence ?,(popularité : 3 %)

Pas de négociation en Suisse mais un atelier,(popularité : 3 %)