Le café burundais : Plus de problèmes que de solutions




Par: Désiré Nimubona , vendredi 26 juillet 2013  à 13 : 29 : 06
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Les caféiculteurs burundais sont inquiets par la chute des prix du café cerise ces derniers jours. Le prix du kilogramme est passé de 630 F à 400F à moins de deux ans selon eux.

« Les caféiculteurs de la colline Mpishi sont en colère contre ce prix presque synonyme du dénigrement des efforts fournis lors de l’entretien de nos vergers » lance une femme d’une cinquantaine d’années, membre d’une association Muco W’ikawa (Lumière du café) de la colline Mpishi à Musigati.

La colline Mpishi se trouve dans la commune de Musigati, de la province Bubanza (nord-ouest de la ville de Bujumbura). C’est sur cette colline que le Deuxième Vice-président de la République Gervais Rufyikiri a lancé la campagne de taille et de paillage du café.

Malgré les bonnes chansons louant les bienfaits du café, les caféiculteurs eux ont une autre image de cette culture qui représente plus de 80% des entrées des devises dans ce pays. « C’est une plante utile, mais sans avenir si l’Etat ne se lève pas pour la subventionner ».

« J’ai beaucoup dépensé dans les activités de paillage, je n’ai pas d’équipement pour la taille du caféier et à défaut de ca je dois utiliser une machette », fait savoir un autre propriétaire d’une plantation de café situé sur cette même colline.

Le président de la confédération des Association des caféiculteur (CNAC) Joseph Ntirampaba enfonce le clou !

Dans son discours de circonstance devant le Deuxième Vice-Président de la République et un parterre de hauts dignitaires comme la Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, il dit : « Nous recevons uniquement 1.000 tonnes d’engrais alors qu’on a besoin de 12.000tonnes par an ».

La quantité d’engrais chimique livrée chaque année dans ce secteur de fertilisation du café représente uniquement 8,3% des besoins ce qui fait que la production n’augmente, mais ne fait que dégringoler à voir le désengagement de la population qui préfère le remplacer par d‘autres cultures.

Les caféiculteurs se disent aussi choqués par le retard observé dans le payement de leur argent après avoir vendu leur café cerise chez les opérateurs.

« Depuis le mois de mars cette année nous n’avons pas encore été payé » laisse savoir un propriétaire des plants de caféiers à Musigati qui dit avoir manqué de l’argent pour se payer de la paille ou des scies pour la taille des plants.

Sur tous ces problèmes, le haut cadre de l’Etat Gervais Rufyikiri, qui était sur place a annoncé l’instauration d’une journée par semaine dédiée à l’entretien du café dans les jours qui viennent.

Sur d’autres problèmes, la Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a promis s’exprimer lundi prochain contacté par votre rédaction.

Le café du Burundi est connu dans le monde pour sa bonne qualité mais la quantité fait toujours défaut. Entre temps, cette culture reste la principale source des devises qui entre au pays depuis des années à hauteur de plus de 80%.




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