Revue de la presse du 27 juillet 2013




Par: , samedi 27 juillet 2013  à 12 : 58 : 33
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L’adoption des lois régissant respectivement la TVA et celui portant révision budgétaire de l’Etat a dominé l’actualité des journaux. Burundi Eco parle de discorde.

D’un côté, le gouvernement de Bujumbura affirme que les deux lois apportent une valeur ajoutée à la vie des citoyens ; et de l’autre, les associations engagées dans la campagne contre la vie chère estiment que ces lois viennent enfoncer dans le gouffre le citoyen qui croupissait déjà dans la misère. Qui croire, qui ne pas croire, s’interroge Burundi Eco.

L’hebdomadaire Ijambo écrit que les députés viennent de trancher.

Dans un éditorial, il écrit qu’après un long engagement de la société civile contre le projet de loi sur la TVA, les honorables députés l’ont voté à l’unanimité.

Sur toute une liste de produits au départ concernés par ce projet, seuls les produits pharmaceutiques et de la Régidéso ont été retirés, peut-être pour calmer les esprits d’une population ayant une solvabilité qui s’est déjà effondrée.

L’agence en ligne Net Press se montre très sévère envers les élus de la population, pour laquelle ils n’ont manifesté aucune compassion, alors que c’était une occasion en or pour lui dire merci, pour leur avoir permis de rouler sur l’or.

Les députés burundais, écrit Net Press, viennent de montrer de la manière la plus cynique que ce peuple qui leur a permis de vivre actuellement, 24 heures sur 24, loin de la misère et de la pauvreté, leur inspire très peu de soucis et de compassion, et qu’ils sont plutôt les représentants du gouvernement en tant que simple chambre d’enregistrement de tout ce que veut mettre en œuvre le pouvoir exécutif.

Le gouvernement est à bout de créativité et d’inspiration. Le journal Iwacu dit reprendre ici une des phrases trouvées sur le site du service du conseil de sécurité, prononcé récemment par le représentant du secrétaire général de l’ONU au Burundi.

Il revient sur quatre phrases essentiellement : la pauvreté est si criante ; vivre est synonyme de ne pas mourir ; le gouvernement est à bout de créativité et d’inspiration ; jusqu’à quand est-ce que la faim et la misère vont devenir une norme au Burundi ?

Selon Iwacu, ces propos tranchent avec le discours officiel qui privilégie une approche optimiste de la situation. Et pourtant il serait difficile d’affirmer que ce que dit l’ambassadeur du Burundi à l’ONU n’est pas vrai.

Dans la rubrique « Ils ont dit », Iwacu revient notamment sur les propos du président de FOCODE. « D’une part, dit Pacifique Nininahazwe, le gouvernement affirme que l’enveloppe budgétaire a gonflé plus que prévu. D’autre part, il change de discours et fixe des taxes sur tous les produits ».

L’aide internationale, le paradigme au développement ? S’interroge l’hebdomadaire Iwacu.
Pour lui, les indépendances, arrachées il y a un siècle, risquent de rester lettre morte si des économies de ces pays, pour la plupart dits fragiles, ne s’affranchissent pas de cette dépendance de l’aide internationale.

La viande : un produit de luxe pour les militaires et les policiers. Le journal Iwacu pense aux marchés publics.

Chaque mois, écrit l’hebdomadaire, le ministère des finances verse sur les comptes de la police et de la défense nationale une somme de 240 millions de francs burundais, destinée à l’achat de viande pour les militaires et les policiers. Or, déplore le journal, ceux-ci n’en consomment que très rarement.

Pour le président de l’Olucome cité par l’hebdomadaire, laisser les deux ministères, c’est-à-dire celui de la sécurité publique et celui de la défense nationale, gérer eux-mêmes cet argent, n’est pas logique.

Insalubrité autour des restaurants construits le long de la clôture de l’université : le quotidien gouvernemental Le Renouveau du Burundi craint un risque de propagation des maladies des mains sales.

Les immondices et la saleté autour des restaurants construits le long de la clôture du campus Mutanga sont inquiétantes. Il y a quatre mois que le choléra a atteint un niveau inquiétant dans la municipalité de Bujumbura, principalement dans les communes de Buterere, Cibitoke et Musaga. Cette épidémie pourrait alors attaquer les étudiants de l’Université du Burundi si rien n’est fait, écrit le quotidien gouvernemental.

En commune Gashoho, le concubinage est l’une des causes de la surpopulation. Le même quotidien gouvernemental, Le renouveau du Burundi, écrit que certains hommes mariés n’hésitent pas à faire des enfants en dehors du mariage légal.

Ce phénomène est non seulement à l’origine des conflits au sein des communautés, mais aussi de la surpopulation. L’administrateur communal de Gashoho affirme qu’il y a un bon nombre de filles encore mineurs qui cohabitent avec des hommes alors qu’elles sont encore à l’école primaire.




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