France 24 absent au menu jeudi soir : Star Times et ARCT s’expliquent, l’armée tranquillise




Par: Désiré Nimubona , vendredi 2 décembre 2011  à 15 : 38 : 42
a

La compagnie privée de télévision numérique Star Times, installée au Burundi dit ne pas être responsable du brouillage de certaines des chaines y compris France24, qui avait donné rendez-vous à un reportage spécial ce jeudi soir sur une présumée rébellion contre le Burundi, basée au Sud Kivu, à l’est de la RD Congo.

« Ce n’est pas Star Times qui a coupé », a souligné le Directeur Général de Star Times Burundi, Philippe Zou, ajoutant que la fréquence de sa compagnie avait été brouillée, depuis ce mardi, par un élément inconnu de grande puissance.

« Notre Slogan est de fournir une information », a ajouté Zou, assurant qu’ « au plus tard cette semaine, le problème serait réglé ».

Des sources des opérateurs de la télévision numérique de Bujumbura, ont confirmé ce matin que les abonnés s’étaient plaints contre l’absence du signal de France 24 ce jeudi soir, alors qu’ils s’attendaient à un rendez-vous important à cette même chaine.

Star Times a souligné que, en tant que « premier opérateur dans le domaine de la télévision numérique », il n’oserait pas priver de l’information à ses abonnés pour des raisons fallacieuses.

Le Directeur Général de l’Agence de Régulation et de Contrôle des télécommunications, ARCT, évoque une cause liée à un nouvel opérateur dans ce domaine qui venait de recevoir aussi de la part de cette autorité de régulation, des fréquences pour le début de son activité au Burundi qui est à l’origine de cette perturbation.

Un certain Moise, qui, avec un accent plutôt rwandais que burundais lors de son interview sur France 24, avait annoncé être à la tête d’une autre rébellion au Burundi, mais basée au Sud-est du Congo, une deuxième qui se déclare à moins de deux semaines, après la fameuse FDR-Abanyagihugu de Pierre-Claver Kabirigi.

Au niveau de l’armée, les choses sont claires : « pas de nouvelle rébellion », selon le porte-parole de l’armée le Colonel Gaspard Baratuza, lors d’une émission en directe sur la Radio Publique Africaine ce matin.

Pauline Simonet, journaliste de France 24 qui a réalisé ce reportage, dit que les inégalités sociales sont réelles au Burundi. Au moment où, « deux burundais sur trois vivent sous le seuil de la pauvreté », dans certains quartiers de la capitale Bujumbura, des maisons qui n’existent même pas à Paris poussent comme des champignons, ce qui fait penser à « un enrichissement illicite » de certains agents de l’Etat.

Selon elle, ces situations d’inégalité sociale, des assassinats ciblés des membres de l’opposition et le harcèlement de la société civile et des médias sont à l’origine des tentatives de retour à des voix armées.

Mais alors, rebellions, musèlement des médias, de la société civile et de l’opposition, sont-ils la vraie aspirine dont le Burundi a besoin pour guérir cette fièvre politico-économique qui classe le Burundi parmi les pays les plus corrompus et les plus pauvres de la planète terre ?




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

2018 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Bubanza, Des mineurs "bandits"



a

Santé : Les employés du CNPK menacent d’arrêter le travail



a

Santé : Suspension de toutes les associations des tradipraticiens



a

Bubanza : Des accusations de sorcellerie refont surface



a

Bubanza : La mesure de sécurité "couvre-feu" à Gihanga sème de zizanie



a

La police burundaise présente un des présumés auteurs des massacres de Ruhagarika



a

Des arrestations en cascades des agents de lumitel en grève



a

Des chiens errants à Bubanza, un danger public



a

Gatumba : Une attaque à bilan « compliqué » !



a

Mugara : Climat malsain entre les fideles de l’église UEPEBU ce dimanche





Les plus populaires
Bubanza, Des mineurs "bandits",(popularité : 17 %)

"Plus jamais ça à l’endroit des journalistes", implore le CNC,(popularité : 3 %)

Des soldats burundais tués en Somali : L’armée burundaise demande plus de prudence vis-à-vis des informations de toile ,(popularité : 3 %)

Santé : Les employés du CNPK menacent d’arrêter le travail ,(popularité : 3 %)

Responsabilité de protéger : la société civile interpelle l’ONU,(popularité : 3 %)

La police de proximité bénéficie d’un soutien en équipements ,(popularité : 2 %)

Inde : Des jeunes étudiants burundais en prison sur fond de bagarre ,(popularité : 2 %)

L’absence de dos d’ânes sur la route est aussi source d’accident ,(popularité : 2 %)

Un crime inédit mais vrai,(popularité : 2 %)

Bubanza : Une peur panique pousse les populations à vendre leurs biens,(popularité : 2 %)