Editorial du 10 septembre 2013 : violation des lois par le parti au pouvoir




Par: , mardi 10 septembre 2013  à 16 : 44 : 29
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L’irresponsabilité qui tend à la démission de l’autorité publique face aux violations flagrante et délibérée des lois de la république commence à dépasser le seuil de l’acceptable. La récente fête du parti CNDD-FDD en est l’illustration. Le port d’uniformes militaires et policières des jeunes affiliés au parti au pouvoir ; le transport non autorisé couplé au mauvais chargement ; l’utilisation du charroi de l’état semblait être autorisé.

C’est une honte de voir des civils en tenue militaire et policière défiler devant les hautes institutions dont le président de la république Pierre Nkurunziza au moment où les mêmes institutions prônent la démilitarisation de la population civile. Pire les corps de sécurité reconnaissent qu’il s’agit d’une infraction mais personne n’a eu le courage de sanctionner. Mais qui pourrait sanctionner ce que le président de la République en personne a lui-même déjà béni ?

Ce n’est pas que ça : dans les 4 coins du pays, la vie des burundais a été hypothéquée au nom des festivités du CNDD-FDD. Les militants du parti ont été déplacés dans des véhicules de transport pour marchandises. Non seulement il y’a eu transport non autorisé mais aussi mauvais chargement et ce malgré le nouveau code de la route très sévère. C’est lamentable : La police de sécurité routière a sciemment fermé les yeux parce qu’il s’agissait du parti présidentiel. Ceux qui en ont payé le prix ce sont ceux qui agonisent encore sur le lit de l’hôpital, après l’accident survenu en commune Giheta, certains étant toujours au coma.

Que dire de l’utilisation du charroi de l’état dans les activités du parti au pouvoir ? On ne le dira jamais assez, certains dignitaires ont transgressé impunément les règles de la politique de charroi zéro devant son promoteur, le président Pierre NKURUNZIZA.

Devant toutes ces péripéties du pouvoir, il est évident que l’impunité qui s’installe peut faire basculer le pays dans l’anarchie. Ceci est d’autant plus désolant que tout se passe sous l’œil complaisant du président de la république. Si le garant de la justice ; de la sécurité ; bref de la vie du pays en général n’agis pas, qui le fera ?




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