Amaigrissement de son camp, le 3ème mandat de NKurunziza, plainte contre Rwasa, Miburo s’est exprimé




Par: Désiré Nimubona , mercredi 18 septembre 2013  à 14 : 11 : 00
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Emmanuel Miburo (voir photo Iwacu), président du parti FNL a rejeté les informations selon lesquelles les membres de ce parti seraient opposés à son leadership.

S’exprimant dans une conférence de presse tenue ce mardi à Bujumbura, Emmanuel Miburo a dit qu’à un certain moment, il lui arrive de s’imaginer que les listes des défections seraient même confectionnées par certains médias, bien qu’il ne les a pas cités.

Selon lui, ces membres du FNL qui se disent contre le leadership de Miburo et qui font des déclarations médiatiques devraient plutôt se confier aux instances de ce parti pour dire leurs problèmes. Il annonce que ce n’est pas par des déclarations que des problèmes sont aussi résolus.

Emmanuel Miburo (qui a été élu pour diriger le FNL après la fuite de son ancien président Agathon Rwasa en 2010), souligne que les défections souvent racontées par les médias ne sont pas fondées du tout, soulignant tout simplement que son parti a une bonne santé sur tout le territoire national.

Anéantissement politique d’Agathon Rwasa

Dans sa conférence de presse de ce mardi à Bujumbura, Emmanuel Miburo n’a pas mâché les mots quant à la plainte déposée par la communauté des Banyamulenge contre Agathon Rwasa.

Selon lui, les Banyamulenge ont une légitimité de le faire car « on ne peut pas commettre des forfaits et rester tranquille ». Emmanuel Miburo a souligné par ailleurs que cette plainte peut aussi aider certains politiciens à récolter les membres qui se disent être derrière Rwasa.

Il a souligné que même ceux de l’opposition de l’Alliance des Démocrates pour Changement (ADCIkibiri) seront réconfortés par cette mise à l’écart de Rwasa.

Si une fois écarté de la politique, Rwasa ne va plus gêner la scène politique burundaise même au sein de l’opposition. « Au Frodebu on va tourner les pouces, au MSD on va tourner les pouces, malgré ce qu’ils disent qu’ils sont ensemble »

A la question de savoir pourquoi la plainte des Banyamulenge a été reçue par le parquet alors qu’il y a pas mal d’autres cas de tueries commis au Burundi qui ne sont pas encore touchés par la justice, et qui attendent la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation, Miburo a répondu par un parabole.

Se référant à la Bible, il a souligné que le cas des Banyamulenge se rapproche à une personne (évoquée dans la Bible) qui a demandé à maintes reprises un service et qu’il l’a obtenu non pas par ce qu’il avait convaincu le donneur de service ou qu’il avait raison, mais plutôt parce que ce dernier voulait se débarrasser de ce demandeur infatigable.

Le 3ème mandat présidentiel de Nkurunziza

Miburo s’est aussi exprimé sur le troisième mandat de Nkurunziza, un fait qui divise la classe politique burundaise actuellement.

Selon lui, les gens ne devraient pas avoir peur de cette candidature. Il conseille plutôt aux politiciens de ne pas avoir peur de cette candidature mais de lui laisser se présenter et le vaincre sur terrain.

« A un certain moment, les politiciens disent une chose et son contraire. Pourquoi ne pas le laisser et le vaincre par la voie des urnes » a souligné Miburo dans sa conférence de presse.

Il a expliqué que si jamais le parti présidentiel a commis des bavures, il fallait plutôt laisser son candidat participer aux élections et par la suite le vaincre, que de passer le temps à discuter de la présidentiabilité de quelqu’un ou non.

Muyinga, une autre mauvaise nouvelle tombe

Au moment de sa conférence de presse avec les médias, en présence d’ailleurs de quelques éléments du corps diplomatique à Bujumbura, une liste de 448 membres de ce parti FNL à Muyinga (nord du Burundi) était en route vers la Représentation du Secrétaire des Nations Unies au Burundi pour lui demander son implication au dénouement de la crise du FNL et surtout la restauration du leadership de ce parti, en la personne d’Agathon Rwasa.

Selon notre source, parmi les signataires, il y aussi sept membres des conseils communaux de ce parti dans certaines contrées de Muyinga.

Cette déclaration de Muyinga, s’ajoute aux autres de la sorte déjà faites à travers le pays, demandant la restauration du leadership de Rwasa à la tête du Front National de Libération. Il s’agit notamment des certains membres du comité central, des membres des comités provinciaux à Bururi, Kayanza, Gitega,Ngozi et Bujumbura, et des membres du comité des jeunes dans la commune de Kanyosha en mairie de Bujumbura.

Pour rappel, Agathon Rwasa a été exclu du FNL, quelques jours après son réapparition en début du mois d’aout dernier. Son exclusion a été suivie par une plainte déposée par la communauté des Banyamulenge sur l’assassinat des 166 Banyamulenge, en 2004 par des combattants FNL. Le FNL via son porte-parole de l’époque Pasteur Habimana avait revendiqué l’attaque.

Selon l’opposition politique burundaise, la plainte n’est qu’une façon inventée par le pouvoir pour barrer la route à Agathon Rwasa pour les élections présidentielles de 2015.

L’opposition, et Rwasa lui-même demandent plutôt au Gouvernement de mettre en place la commission vérité, justice et réconciliation prévue par les Accords d’Arusha pour éviter des « procès politiques », selon Alexis Sinduhije, président du Mouvement de Solidarité et de Démocratie.




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