L’Olucome appelle les bailleurs à financer les projets de développement plutôt que les activités de l’Etat




Par: Désiré Nimubona , lundi 5 décembre 2011  à 16 : 22 : 31
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L ’Organisation de lutte contre la corruption et les malversations économiques, OLUCOME, appelle les bailleurs à ne plus assister au budget de fonctionnement de l’Etat Burundais, mais plutôt appuyer les projets de développement des citoyens.

« Certains agents de l’administration détournement les avoirs de l’Etat ce, qui nous pousse à être classé pays le plus corrompus de la région de l’Afrique de l’Est », a souligné Rufyiri Gabriel, président de l’Olucome, dans une interview ce lundi matin à Bujumbura.

Il déplore que le budget de l’Etat depuis 2004 a été revue à la hausse entre trois et quatre fois au moins, mais que les conditions de vie des burundais sont restées les mêmes.

« L’indice de Développement Humain du PNUD a classé le Burundi parmi les pays les plus pauvres du monde alors que le budget de l’Etat ne cesse d’être revu à la hausse », souligne-t-il, ajoutant que dans le budget 2012, au moins 70% du budget sont alloués au budget de fonctionnement pour l’exercice 2012, alors que presque tous les projets de développement ne sont plus assistés.

Cette organisation trouve que tous les avantages sont entre les mains des dignitaires qui ne payent même pas les impôts, alors que les petits paysans continuent à payer le lourd tribut suite à la pauvreté qui se repend à une vitesse supérieure.

« Seuls les petits fonctionnaires payent les impôts sur leurs salaires alors que leur vie est la galère, deux burundais sur trois vivent sous le seuil de la pauvreté », a-t-il martelé, ajoutant que les impôts qui proviennent de ces petits commerçants et paysans ne seront pas à mesure de satisfaire les besoins de l’Etat pour l’année 2012.

Le Burundi a commencé la semaine dédiée à la lutte contre la corruption. L’Olucome et les autres organisations de la société civile burundaise ont demandé, lors de l’ouverture de cette semaine, de revoir certains textes qui empêchent la brigade de lutte contre la corruption d’être efficace.




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