Mwapachu souhaite que l’an 2014 soit déclaré année du citoyen est-africain




Par: Agence est-africaine de Presse , vendredi 11 octobre 2013  à 12 : 59 : 38
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Article envoyé par Isaac Mwangi/Agence est-africaine de Presse

Arusha, 12 octobre 2013 (EANA) – L’ancien Secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est(CAE) M. Juma Mwapachu a émis le souhait de voir l’an 2014 déclaré Année des citoyens Est-Africains, dans les efforts d’encourager les citoyens de ses cinq pays membres à commencer à se prendre eux-mêmes comme Est-Africains.

Prenant la parole au premier jour du Forum du Secrétaire général de la CAE pour le secteur privé, la société civile et d’autres groupes intéressés tenu à Nairobi tôt cette semaine, M. Mwapachu a demandé au Secrétaire général en exercice de la Communauté, Dr Richard Sezibera, de faire la proposition au Conseil des Ministres et au Sommet lors de leurs réunions prévues en novembre prochain.

M. Mwapachu, qui est actuellement Président de la Société pour le Développement International, a fait une présentation intitulée « Approfondir l’intégration de la CAE : le rôle des citoyens ». S’inspirant de l’exemple de l’Union européenne, il a également appelé à l’amendement du Traité de la CAE pour mettre sur pied une Initiative citoyenne est-africaine.

Le traité de l’Union européenne a été amendé par le Traité de Lisbone qui a été mis en vigueur en décembre 2009 pour pourvoir l’Initiative citoyenne européenne. L’an 2013 avait été désigné par l’Union européenne comme l’Année des citoyens de l’Union européenne.

Le problème majeur auquel fait face la région, selon Mwapachu, est la tendance par les principaux acteurs comme le leadership politique, des medias, et des organisations de la société civile de traiter avec une perspective à dominance plutôt nationale des questions qui ont trait à l’intégration régionale. « Dans de telles circonstances, il existe un énorme déficit de connaissance des questions régionales par rapport à celles nationales, ce qui influe négativement sur la Communauté. Dans un tel environnement, comment compte-t-on promouvoir une large conscience basée sur le citoyen et une action sur l’intégration régionale au-delà des séminaires conventionnels, des conférences et des forums ? Et comment promouvoir aussi un changement d’attitude des citoyens ordinaires des questions basées sur leurs nations respectives,vers une focalisation sur une image plus large des coûts et des bénéfices de l’intégration régionale ? » a-t-il demandé.

Dans une session présidée par le Directeur général du Conseil est-africain des affaires, Andrew Luzze, Mwapachu a présenté quatre défis institutionnels qui doivent être levés si l’on veut que la participation du citoyen au programme régional soit couronnée de succès. Le premier est que la CAE est conduite principalement comme une organisation intergouvernementale. Cependant, les questions qu’elle traite, comme l’Union douanière, le Marché commun, l’Union monétaire, affectent tous les citoyens de la région.

Deuxièmement, l’Assemblée législative est-africaine(EALA) n’est pas élue par les citoyens, et tire sa légitimité plutôt des parlements qui élisent ses membres. Il n’y a pas non plus des structures appropriées au niveau national qui permettent aux membres de l’EALA de promouvoir un dialogue structuré avec les citoyens.

Troisièmement, contrairement à ce qui se fait aux niveaux nationaux où l’exécutif règle d’importantes questions politiques devant le législatif pour avoir légitimité, ceci est rarement le cas sur les questions importantes affectant la CAE. La seule exception est sur la ratification des protocoles dans les pays où ce système existe. On peut noter particulièrement qu’il n’y a pas dans bon nombre de parlements, de comités qui traitent spécifiquement des questions d’intégration de la CAE.

De plus, la compétence de la Cour est-africaine de justice devrait s’étendre pour pouvoir juger des disputes commerciales qui tombent dans l’Union douanière et du Marché commun, ainsi que des questions politiques et des droits de l’homme. Ceci, selon Mwapachu, aiderait à offrir « un espace profond pour l’engagement des citoyens dans les affaires de la CAE et donner à la Communauté une plus grande légitimité dans les yeux du citoyen ».

La conférence a été ouverte par la Ministre kényane chargée des affaires de la CAE, du commerce et du tourisme Phillis Kandie, qui a souligné l’importance de maintenir un dialogue régulier avec tous les intervenants pour avoir leurs vues et attentes sur les différentes étapes de l’intégration.

Une intégration réussie selon Mme Kandie, suppose un soutien solide des citoyens des pays membres. « Un tel soutien est basé sur la disponibilité d’une pleine et complète information sur tous les aspects de l’intégration. Dans beaucoup de cas cependant, ce n’est pas de mise. En réalité, il ya toujours des fossés d’information et de connaissance entre les décideurs, les agences d’exécution, le public ordinaire, et les médias. Ce manque d’information souvent entrave les bonnes intentions politiques, ou ralentit fondamentalement le processus d’intégration » a-t-elle dit.

Dans son intervention, Le Secrétaire général de la Communauté, Dr Richard Sezibera a lancé un défi à la société civile et au secteur privé de renforcer des alliances et réseaux transfrontaliers avec des organisations de vues similaires en vue de réaliser la mission collective de construire une Afrique de l’Est unie et prospère. « Notre sentiment collectif de mission devrait être de travailler pour une pleine Afrique de l’Est intégrée avec tous Est-Africains vivant dans l’harmonie l’un avec l’autre, une Afrique de l’Est dont l’objectif primordial est l’amélioration des conditions de vie de son peuple » a-t-il dit.




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