Une probable nouvelle constitution pour lui accorder 2 mandats de ‘’plus’’




Par: Marc Niyonkuru, , jeudi 24 octobre 2013  à 17 : 01 : 44
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Stef Vandeginste, professeur d’Université d’Anvers en Belgique estime que « si le projet de constitution adopté en conseil des ministres devient la nouvelle constitution du Burundi, l’actuel président de la république pourra briguer encore deux mandats présidentiels , en 2015 et en 2020 ».

Dans cette étude sur les non dits du projet de révision de la constitution du Burundi rendu publique ce jeudi, ce professeur d’Université estime que certains acquis d’Arusha risquent inéluctablement d’être mis en cause, notamment en matière de gouvernance démocratique.

Stef Vandeginste a indiqué que l’adoption de cette constitution résulterait sans nul doute en une nouvelle constitution et donnerait place à de nouvelles institutions. Cette nouvelle constitution stipulerait aussi les modes de nominations des vices présidents, des nominations aux hautes fonctions civiles et politiques. La force de ces institutions serait minime par à rapport à celui du président de la république selon cette étude.

Une fois ce projet de constitution adopté, le président de la république pourrait se faire réélire aussi en 2020 parce que l’article 284 de ce projet de loi stipule que "l’adoption de cette constitution coïnciderait aussi avec la fin des institutions héritées de la période de transition".
Cette disposition montre que le président de la république pourrait aussi se porter candidat à sa propre succession en moins que la Commission Électorale Nationale Indépendante n’apporte d’autres modifications.

Ce professeur d’Université d’Anvers en Belgique s’interroge aujourd’hui sur les conséquences de ce probable acte sur la gouvernance démocratique. L’article 23 de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance dont le Burundi est signataire mais la ratification reste toujours attendue.

Celui-ci indique que tout amendement ou toute révision de la constitution ou instruments qui portent atteinte aux principes de l’alternance démocratique relève de l’inconstitutionnalité. Pour cet analyste, en annonçant la révision de la loi fondamentale, le président de la république relègue à l’écart les préoccupations de la population au nom des raisons fallacieuses.

Dr Didace Kiganahe, ancien professeur à l’université du Burundi aurait été le consultant en catimini des révisions de textes de loi qui font un tollé au sein de la vie politique Burundaise. Dr Kiganahe le ferait-il par amour envers le peuple burundais ou pour ses intérêts personnels ? Difficile d’en savoir plus.




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