Une promesse de 1,754 milliards de dollars pour le Burundi




Par: Désiré Nimubona , mercredi 30 octobre 2013  à 14 : 53 : 36
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Le Burundi vient d’avoir une promesse de 1,754 milliards de dollars américains pour le financement du Cadre Stratégique de Croissance et de la Lutte contre la Pauvreté, deuxième génération (CSLPII), selon le Deuxième Vice-Président de la République.

S’exprimant dans une conférence de presse qu’il a tenue quelques minutes après la clôture de la Conférence Sectorielle sur le suivi de la Conférence de Genève, Monsieur Gervais Rufyikiri n’a pas caché sa joie.« Je suis content de ces conclusions car nos partenaires nous ont répondu favorablement », a expliqué le Deuxième Vice-Président de la République du Burundi.

Les secteurs clés qui ont été touchés par ces trois jours de travaux étaient l’énergie, la bonne gouvernance et les élections, bien entendu à côté d’autres thèmes exposés aux bailleurs. Parmi ces secteurs, l’énergie a retenu beaucoup plus l’attention des participants, qui ont loué la qualité des exposés et des prévisions présentés par les responsables du Ministère de l’Energie et des Mines.

Ainsi, sur ces financements attendus jusqu’en 2016, le pays sera en mesure de se construire des centres capables de produire au moins 20 MW d’énergie solaire. Ce projet sera effectif avant mai 2015 selon le Ministre Côme Manirakiza. Un barrage sur Jiji-Murembwe et un autre sur Kaburantwa seront également érigés. Les deux sont des projets à long terme.

Le secteur de l’énergie sera financé par l’Union Européenne à hauteur de 80 millions d’Euro. Ce secteur attire aussi la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Banque Mondiale qui promet un décaissement pour bientôt de plus de 70 millions de dollars américains, la Banque Africaine de Développement (BAD) qui a promis entrer dans son porte-monnaie pour y retirer 21 millions de dollars, etc.

Parmi les grandes promesses, il y a aussi celles de l’Union Européenne qui sont réparties comme suit : 80 millions d’Euro pour la nutrition, 85 millions d’Euro pour le secteur de la santé et 140 millions d’Euro pour la consolidation de l’Etat pour le faire sortir de sa fragilité causée par la longue crise qui a secoué le Burundi.

Les systèmes des Nations Unies au Burundi ont aussi promis de donner 600 millions de dollars dans pas mal de projets de développement entre 2012 et 2016.

Oui ! ……mais

Si les bailleurs ont promis d’assister le Burundi jusqu’à ce qu’il sorte de la pauvreté, des conditions sont aussi au rendez-vous.Selon un diplomate des Pays Bas, le Burundi présente encore « des cas d’impunité », des cas de corruption imputables à certains cadres de l’Etat, etc. Pour ces représentants des bailleurs, il faut aussi un peu de respect des droits humains au Burundi.

La nouvelle loi sur la presse récemment promulguée par le président de la république Pierre NKurunziza suscite aussi des inquiétudes.Ce diplomate demande plutôt une séance d’évaluation en 2014 pour savoir l’état d’avancement des promesses tenues.

Selon le Deuxième Vice-Président de la République, le pays a certes des problèmes de fonctionnement, « mais des progrès sont remarquables. Il y a des routes en cours de construction, des barrages (dont certains sont financés par l’Inde) », explique M. Rufyikiri.

Lancé en février 2012 par le Président Pierre Nkurunziza, le CSLPII va durer quatre ans, et le Gouvernement dit avoir reçu au moins 52% des promesses faites à Genève.Il y a une année, les 29 et 30 octobre 2012 à Genève, le Burundi avait mobilisé ses partenaires au développement, qui ont promis 2,6 milliards de dollars américains pour le financement du CSLP II.

Les 48% attendus ont été atteints, voire dépassés par ces promesses de la fin de la conférence sectorielle quoi vient de se clôturer, conclut Gervais Rufyikiri, deuxième vice-président de la République du Burundi.




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