Il n’y aura pas d’autre consensus sur la constitution’’, dixit Nzobonariba




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 30 octobre 2013  à 16 : 25 : 47
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Le porte parole du gouvernement est très clair : la société civile, les hommes politiques et les magistrats ont été consultés avant l’amendement de la constitution. Le tollé de ces deux dernières semaines autour des réclamations d’un débat inclusif avant l’amendement de la constitution n’a plus raison d’être.

Au cours d’une interview exclusive qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce mercredi sur l’abrogation de l’actuelle constitution qui se fait contre vents et marées malgré les remous de certains acteurs de la vie politique du Burundi, le porte parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, n’a pas en tout usé d’une langue de bois. Il a tranquillisé ceux qui auraient des inquiétudes par rapport aux amendements qui ont été apportés à la constitution. Pour lui, ces amendements visaient à adapter la constitution aux échéances électorales de 2015 comme les acteurs de la vie politique du Burundi l’avaient souhaité.

Pour certains, le pouvoir de Bujumbura a opéré un cout d’Etat constitutionnel et ce faisant il a mis en cause les acquis d’Arusha notamment la démocratie de consensus en révisant en catimini la révision de la constitution. Face à cette question, Philipe Nzobonariba a indiqué que ces inquiétudes sont sans fondements. Pour lui, le gouvernement a opéré tous ces amendements en tenant compte des acquis d’Arusha.

Une certaine opinion estime que cette nouvelle constitution, une fois qu’elle serait adoptée accorderait à Pierre Nkurunziza à briguer encore une fois deux mandats à partir de 2015. Sa réponse est évasive : le porte parole du gouvernement estime qu’il y a une catégorie de personnes hantées par le mandat de Pierre Nkurunziza à tel enseigne qu’ils ne cessent d’en parler.

Jusqu’à présent le porte parole du gouvernement estime que tout le monde a été écouté avant l’amendement de la constitution par le pouvoir de Bujumbura mais si la société civile le préfère encore, elle pourrait proposer des amendements à l’Assemblée Nationale avant l’adoption de ce projet de loi selon le porte parole du gouvernement.




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