Un logiciel serait source corruption au ministère des finances




Par: Marc Niyonkuru, , jeudi 31 octobre 2013  à 18 : 30 : 40
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L’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques estime que le marché d’un logiciel Gestion et suivi budgétaire du ministère des finances acheté à plus de 15 milliards de Fbu ouvre la porte à la corruption et au détournement économique.

Au cours d’une conférence de presse qu’il animée ce jeudi, le président de l’OLUCOME a regretté de l’accumulation des pots de vin au sein du ministère des finances. Gabriel Rufyiri a indiqué que le ministère dont il est question persiste à chercher un logiciel semblable à celui qui accuse déjà plus de 41 pannes dans son fonctionnement.

Dans le souci de vouloir encore une fois accorder un marché à l’ancienne entreprise qui avait gagné le marché lors de l’achat de ce logiciel, le ministère de tutelle persiste à obliger les personnes qui prétendent à ce marché à se conformer aux normes de ce logiciel qui ne fonctionne pas convenablement.

Gabriel Rufyiri a indiqué que le même ministère accorde des jetons de présences de 200 milles fbu chacun à une commission composées de 8 personnes chargées de suivre les anomalies qui se trouvent dans ce logiciel.

Cette situation date de mars de cette année selon Gabriel Rufyiri. Il y a aussi au sein du même ministère un groupe de 8 personnes qui, en dehors du traitement mensuel perçoivent entre 2 millions de francs bu et 2 millions cinq cents milles francs bu. L’OLCOME demande au ministère des finances de tout faire pour retourner cet argent dans les caisses de l’Etat.

Ce logiciel qui ne fonctionnerait pas convenablement est attendu pour mettre la transparence dans la gestion des salaires des fonctionnaires de l’Etat. Le ministère de la fonction publique et de la sécurité sociale d’ailleurs dit que depuis janvier 2014, les salaires ne connaitront pas de retard grâce à ce logiciel. En attendant , espérons qu’il fonctionnera convenablement en janvier 2014.




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