Polémique autour d’un consensus sur l’abrogation de la constitution




Par: Marc Niyonkuru, , dimanche 10 novembre 2013  à 08 : 10 : 47
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Le président du parti UPRONA, aile de la réhabilitation estime que le parti au pouvoir veut abroger la constitution et par là les accords d’Arusha de manière implicite.

Au cours d’une interview à la Radio Isanganiro ce samedi par rapport aux propos du porte parole du gouvernement qui tranquillise les partenaires politique sur les amendements qui seront apportés à la constitution, Jean-Baptiste Manwangari a indiqué que le gouvernement a profité de crise qui battait son plein au sein de l’UPRONA pour carrément abroger la constitution.

Dans un communiqué du gouvernement présenté par Philippe Nzobonariba, porte parole du gouvernement ce vendredi, il a dit que la révision de la constitution visait uniquement à l’adapter aux échéances électorales de 2015 conformément à l’article 297 de la celle-ci qui stipule que le président de la république en collaboration avec le gouvernement a les prérogatives d’apporter des modifications à la constitution.

Selon Manwangari, l’article 299 de la même constitution interdit de réviser la constitution quand les amendements à y apporter mettent en cause les acquis d’Arusha selon cet opposant politique de Bujumbura.

Aussi longtemps que le tollé autour de l’abrogation de la constitution de consensus héritée d’Arusha est telle, Jean Baptiste Manwangari, en prenant à témoin les burundais et la communauté internationale sur les probables conséquences de cet acte, il demande au pouvoir de Bujumbura de tout faire pour qu’il y ait un débat inclusif avant de parler d’amendement ou d’abrogation de la loi fondamentale.

Dans ce même message, le gouvernement indiqué que la révision de la constitution vise à promouvoir l’indépendance de la justice et au président de la république de décider sans entrave comme cela s’observe dans d’autres démocraties.

La position du gouvernement est celle-ci au moment où la polémique enfle au sein des acteurs politiques sous prétextes de ne pas avoir été consultés.




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