La femme burundaise réclamme l’égalité et l’équité des genres




Par: Digne Niyomwungere , mardi 19 novembre 2013  à 11 : 34 : 16
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"Les décideurs politiques burundais devraient comprendre que le pays gagne s’il intègre les femmes et les hommes de la même façon dans la prise de décision", ce sont les propos de Clémence Bununagi chargée des programmes Genre à l’ONU Femme Burundi.

Lors d’un atelier en rapport avec la participation des femmes dans la prise de décision la semaine dernière à Bujumbura, Mme Bununagi a fait savoir que l’égalité des genres devrait impliquer tous, hommes et femmes.

"Chacun a droit de développer ses capacités personnelles et de faire ses choix dans les contraintes que lui imposent les stéréotypes, les rôles rigides assignés par la société ou les préjugés", a-t-elle dit.

Elle a rappelé que l’égalité des genres signifie que les comportements, les aspirations et les besoins différents des femmes et des hommes sont pris en considération, valorisés et appuyés de la même manière.

Selon toujours Bununagi, l’équité de genre devrait signifier accorder un traitement équitable aux hommes et aux femmes en accord avec leurs besoins respectifs, leurs droits, leurs avantages, leurs obligations et leurs opportunités devant être équivalents.

Au niveau des postes électifs, Clémence Bununagi se réjouit de la réussite dans l’octroi des 30% de postes aux femmes dans les institutions politiques, en l’occurrence au parlement, au gouvernement et aux conseils communaux, conformément à la constitution burundaise.

Elle note néanmoins un déficit important au niveau des postes non électif, surtout au sein de l’administration publique où le taux de représentation des femmes aux instances de décision n’est pas encore atteint.

Pour maximiser sa participation dans la vie du pays, Mme Bununagi prône l’implication de la femme dans les sphères de décision en mettant l’accent sur l’administration publique car elle constitue un domaine de prise de décision et de mise en œuvre des politiques et programmes de développement équitable.

Il faut aussi , selon toujours Bununagi, mettre en œuvre des projets, des programmes et des politiques de développement qui favorisent l’égalité des genres et suppriment les inégalités déjà existantes.

Cet atelier était organisé par le Ministère de l’Enseignement en collaboration avec l’ONU-FEMMES, dans le cadre d’information, de réflexion et d’échange sur la problématique de la participation des femmes au poste de décision non électif en administration publique.




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