Projet d’amendement de la Constitution : L’Atelier Onusien s’ouvre sur fond d’espoir au dialogue




Par: Désiré Nimubona , mercredi 27 novembre 2013  à 17 : 37 : 49
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Le Gouvernement va désormais mettre en place une plate-forme des acteurs politiques pour réfléchir ensemble les modifications de la Constitution, selon le Premier Vice Président de la République, Bernard Busokoza.

« Le Gouvernement va mettre en place les mécanismes (…) de dialogue, après concertations avec tous les acteurs (…), afin que chaque acteur puisse apporter sa contribution », a déclaré Busokoza dans son discours d’ouverture de l’atelier des Nations Unies sur « l’évaluation de la mise en application de la Feuille des Routes vers les Elections de 2015 ».

Les déclarations de Bernard Busokoza, quoi que moins développées, sont arrivées au moment où le projet de révision de la Constitution de la République se trouve déjà à l’Assemblée Nationale.

A quand la mise en place de ces mécanismes, ou comment vont–ils fonctionner ? , la question est restée en tous cas sur les lèvres des participants et surtout ceux de l’opposition.

Léonce Ngendakumana, président du parti Frodebu, et l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri), a souligné que la seule chose rassurante est « le retrait du projet de l’Assemblée Nationale », pour que les autres acteurs politiques puissent y apporter des contributions, surtout cette Constitution vient des Accords d’Arusha. D’ailleurs, il ne reste que le parti au pouvoir le CNDDFDD qui « croit qu’il peut amender la Constitution », lui seul, a déploré Ngendakumana.

Se référant à la correspondance adressée hier mardi au Président de l’Assemblée Nationale Pie Ntavyohanyuma, par trois groupes parlementaires, (Uprona, parti du premier vice président Bernard Busokoza, Frodebu Nyakuri et les Batwa) qui lui demandent le report du débat sur la modification de la Constitution, Ngendakumana a souligné que « finalement les choses se compliquent » pour le parti CNDDFDD et que les concertations sont désormais incontournables.

Le président du parti au pouvoir Pascal Nyabenda n’a pas fait beaucoup de commentaires devant les médias surtout au début de cet atelier qui va durer trois jours. Tout simplement, il a dit que « le projet de l’amendement de la Constitution a été transmis à l’Assemblée Nationale par la Première Vice-présidence ».

L’Option de la rue toujours dans les cœurs de l’ADC-Ikibiri

Alexis Sinduhije, membre de l’Alliance des Démocrates pour le Changement –ADC-Ikibiri (Opposition), et président du Mouvement de Solidarité et de la Démocratie (MSD) n’attend rien de cet atelier.

« Ce n’est pas la première fois qu’ils disent vouloir changer mais se ressaisissent » a déploré Sinduhije, qui trouve plutôt que l’option de la rue envisagée dans deux semaines reste d’actualité.

Croyant que le langage de la rue est le seul que le Gouvernement peut comprendre, Sinduhije a rappelé qu’il est habitué aux langages pareils et que rien ne peut pas faire dévier l’opposition de son intention de « descendre dans les rues pour y rester longtemps ».

Les Nations Unies, impliquées dans cette tenue de l’atelier ont salué la présence pour trois jours consécutifs, le premier vice-président de la République.

Selon Parfait Onanga Anyanga, Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies au Burundi, il faut y mettre « une dose suffisante de bonne volonté, sachant que l’édification de la nation de paix et de prospérité (…) ne saurait s’ériger sur un champ de bataille et encore moins dans la désunion et l’exclusion ».

Les partis politiques et acteurs burundais avaient été convié, pour la première fois, à un atelier du genre, qui eu lieu, il y a huit (8) mois à Bujumbura.

A la sortie de cet atelier, tenu à huis-clos comme celui d’aujourd’hui, un document baptisé « Feuille de Route pour vers les élections de 2015 » portant une quarantaine de conclusions a été brandi.

C’est la mise en application de ces conclusions, qui réunira, pendant trois jours (du 27 au 29 Novembre 2013) , les leaders politiques à la tête des partis, des acteurs politiques, les gouverneurs des provinces, les responsables de la société, les responsables des organisation des jeunes affiliées aux partis politiques, les trois derniers étant tout simplement des observateurs.

Les organisations politiques burundaises, surtout celles de l’opposition, et même certaines organisations de la société civile, avaient déploré le projet d’amendement de la constitution de la République du Burundi sans avoir associé tous les acteurs politiques.

Qualifiant le projet de « déni des compromis de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation », les partis de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) avaient plutôt appelé à une manifestation dans les rues de la ville pour contraindre le pouvoir à parler avec l’opposition sur le projet de cet amendement.




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