L’OAG en guerre de mots contre le projet de loi sur la constitution




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 3 décembre 2013  à 10 : 14 : 41
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« Il ne sert à rien pour le pouvoir de Bujumbura d’y aller à la va vite dans la révision de la constitution. Si le pouvoir de Bujumbura n’est pas prêt à écouter tous les acteurs de la vie politique du Burundi, qu’il laisse la constitution actuelle telle qu’elle est actuellement », se sont les propos de Godefroid Manirambona , le président l’Observatoire pour l’Action gouvernementale ce lundi .

Au nom de cette organisation Me Godefroid Manirambona a été on ne peut plus clair face à polémique de ces derniers jours sur la révision de la constitution. De la part de l’OAG, il n’ya pas de maison qui prend feu dans tous les cas : Les acteurs politiques doivent à cœur les acquis d’Arusha pour l’intérêt des burundais.

Godefroid Manirambona a dégagé 3 principaux aspects qui risquent de mettre à mal la démocratie de consensus héritée d’Arusha. Selon lui, la séparation des trois pouvoirs va s’effriter si rien n’est fait en ces termes : Le projet de révision de la constitution renforce démesurément les pouvoirs du président de la république. « Celui-ci ne pourrait plus être déclaré déchu de ses fonctions par le congrès, il n’aurait plus besoin de faire approuver par le sénat ses nominations aux hautes fonctions civiles et politiques et il peut destituer l’assemblée et non l’inverse et enfin la volonté de l’exécutif pourrait facilement se réaliser sans que l’Assemblée Nationale ait les possibilités de résister ou de s’opposer au pouvoir exécutif ».

La réconciliation nationale pourrait aussi être rendue de plus en plus compliquée selon l’OAG à cause de l’affaiblissement des pouvoirs du premier vice président de la république dépendant en globalement des clauses de l’Accord d’Arusha. « L’instauration du poste de premier vice président de la république visait rassurer la minorité tutsie soumise à la hantise du génocide. Il fallait que les ministères clés chargés de la sécurité soient confiés à un Tutsi. Or le projet constitutionnel garde un premier vice président figuratif, sans aucun pouvoir et par conséquent qui fait effondrer une des garanties de la sécurisation de la minorité tutsie ».

Ce magistrat estime que ce projet de loi une fois adopté et promulgué risque aussi d’ouvrir la porte à l’arbitraire. Il va enfin ternir l’image du Burundi dans le concert des nations puisque ce pays est signataire de la déclaration de Bamako et de la Charte Africaine pour la démocratie les élections et la bonne gouvernance selon l’OAG.

Beaucoup d’autres acteurs politiques se sont déjà exprimés sur la question. L’opposition politique prévoit une marche manifestation la semaine prochaine à cause de ’’ l’entêtement’’ de Bujumbura à entendre toutes les parties concernées par la révision de la constitution.




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