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Kazoza Finance règle la facture d’une trentaine de malades mentales du CNPK




Par: Désiré Nimubona , mardi 17 décembre 2013  à 13 : 20 : 03
a

Une trentaine de femmes malades mentales retenues au Centre Neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK) viennent d’avoir la permission de rentrer dans leurs familles après que Kazoza Finance, une micro finance burundaiseait débloqué 10 millions de Francs burundais pour payer 50% de la facture.

Dukundane Nadine, Directrice Générale de Kazoza Finance (voir la photo) a annoncé, ce mardi, dans les cérémonies de remise d’un chèque au centre, que « les malades mentaux sont presque oubliés avec des conséquences qui peuvent suivre cet état de chose ».

Selon elle, son entreprise veut soutenir les femmes malades mentales qui n’avaient pas le droit de sortir alors qu’elles étaient guéries.

Dukundane a expliqué que « les femmes sont plus touchées par la maladie mentale que les hommes, raison pour laquelle Kazoza Finance a décidé d’aider les femmes guéries, mais incapables de payer les factures après leurs traitements ». En plus de cette facture, Dukundane nous a informé que chaque malade, dépendamment de sa province d’origine, recevra un ticket aller-retour, pour lui faciliter de renter d’abord à la maison pour fêter la fin de l’année, et retourner au Centre les jours qui viennent, pour prendre les médicaments.

Alors que les malades devraient payer, pour sortir de l’hôpital au moins 16 millions de francs burundais, le CNPK a du abandonné ces 6 millions qui restaient « pour apporter de l’aide aussi à ces malades dont la santé mentale s’est améliorée », a expliqué le Directeur de cette institution Frère Hyppolite Manirakiza.

Certaines de ces malades se sont exprimées d’ailleurs devant les médias, annonçant que la plupart viennent des familles démunies, incapables de payer la facture des services du Centre Neuropsychiatrique de Kamenge.

Niyondiko Chantal est devenue malade mentale après sa défense d’un mémoire à l’Université Martin Luther King. Diplômée en Comptabilité, elle a été attaquée par cette maladie et immédiatement abandonnée par sa famille, et de surcroit, elle est devenue indigente, comme elle se qualifie elle-même.

« Ma famille ne supportait plus ce que je faisais. Je suis arrivé ici grâce à un certain Deo qui m’a ramassé dans la rue pour m’amener ici », a annoncé Niyondiko dont la santé mentale s’améliore, après un mois de traitement.

Selon elle, « il est difficile de soigner les malades mentaux sans soigner la cause principale », qui, selon elle, « est la pauvreté ».

Le centre des malades mentaux au Burundi est unique, avec des milliers de malades mentaux que connait le pays suite aux problèmes variés, tels que la guerre, les maladies, la pauvreté et autres difficultés conduisant les gens à la dépression mentale, a déploré Niyondiko.

Une goutte d’eau dans l’océan

« Les malades mentaux sont essentiellement des démunis, sans ressources et qui sont souvent abandonnés par leurs familles. Ils ne sont pas à mesure de payer la facture après leurs traitements. C’est pourquoi nous remercions Kazoza Finance pour cet acte charitable » a annoncé le Directeur du CNPK, dans une interview.

Mais, les problèmes, eux, sont toujours au rendez-vous. Selon Frère Manirakiza, il y a plus de 70 malades mentaux dont la santé s’est améliorée mais qui ne peuvent pas rentrer à la maison suite au manque d’argent.

Selon lui, le Gouvernement doit à ce centre des malades mentaux plus de 650 millions de francs burundais, ce qui handicape son fonctionnement.

« Le budget de 200 million de francs burundais alloués aux indigents (dont les malades mentaux) s’est terminé avant même la fin de cette année », a-t-il annoncé.

Frère Hippolyte Manirakiza trouve plutôt que le Gouvernement « devrait s’intéresser à la santé mentale et payer les 650 millions qu’il doit aux CNPK » pour que celui-ci puisse bien travailler.

Le Burundi n’a que deux centre traitant les maladies mentales. Le CNPK, basé à Bujumbura et son agence récemment ouvert à Gitega (centre du pays).




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