SYMABU : Enfant de trop dans les débats du 19 au 20 sur la révision de la constitution




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 18 décembre 2013  à 07 : 55 : 16
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« Quand le SYMABU a demandé à être associé aux autres acteurs de la vie politique du Burundi lors de l’atelier d’échange sur la révision de la constitution du 19 au 20 décembre 2013 , le chargé de la communication à l’Assemblée Nationale lui a répondu que le SYMABU ne pouvait pas être invité car il y avait beaucoup à inviter, et que par conséquent, il devait se contenter d’être représenté par le délégué de la Confédération des Syndicats du Burundi, COSYBU » c’est en substance le contenu d’un document rendu public par le Syndicat des Magistrats du Burundi , SYMABU ce mardi dans lequel il regrette d’y avoir été écarté par Bujumbura .

Selon Ndikuryayo Ladislas, secrétaire général de ce syndicat, le pouvoir de Bujumbura a relégué à l’écart le pouvoir judiciaire en choisissant de ne pas inviter dans cette rencontre les deux autres pouvoirs aussi reconnus dans la loi fondamentale Burundaise.

« En considérant que le SYMABU une fois invité à cet atelier serait de trop, cela revient à réserver moins de considérations au pouvoir judiciaire », souligne t- il.

Selon Ndikuryayo Ladislas, les recommandations qui avaient fait objet de consensus lors de l’atelier d’août 2013 pour l’indépendance du pouvoir judiciaire ont été falsifiées sinon carrément écartées dans le contenu du nouveau projet de loi sur la constitution qui fait toujours objet de polémique. D’autres n’ont pas été reprises fidèlement dans ce nouveau projet de loi sur la constitution selon le SYMABU.

Ce syndicat réclame sa participation dans cet atelier conformément à l’article 87 de l’Organisation Internationale du Travail dont le Burundi est signataire pour plaider que les propositions qui ont fait objet de consensus pour la promotion d’une indépendance effective de la magistrature deviennent une réalité.

Même si cette organisation syndicale ne prendra part à cet atelier en moins que rien ne change pour le moment , elle demande aux autres organisations de plaider pour que les points qui ont fait objet de consensus soient intégrés dans la loi fondamentale au nom de l’indépendance effective de la magistrature.

Jusqu’à présent , le SYMABU est la seule organisation qui a déjà regretté de ne pas avoir été invité. Une fois adopté et promulgué tel qu’il est, le projet de révision de la constitution risque de favoriser la mainmise de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire selon les activistes de la société civile et l’opposition politique. Pour illustration , les magistrats n’auront plus le droit à se syndiquer.




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