Des familles réclament leurs terres à Buganda




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 18 décembre 2013  à 14 : 54 : 12
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Près de 400 familles dont leurs parcelles sont exploitées par le Comité de Gérance du Coton, COGERCO, sur les collines de Rugomero et Miduha en commune de Buganda de la province de Cibitoke réclament des indemnités d’expropriation ou à défaut d’autres terres à cultiver.

Ces familles se sont en effet refugiées en République Démocratique du Congo suite à la guerre fratricide de 1993 au Burundi. Elles regrettent de constater qu’à leur retour d’exil en 1997 leurs terres servent plutôt à la production du coton. Elles déplorent que jusqu’aujourd’hui leurs revendications auprès des autorités administratives et même à la Cogerco sont sans issue. La plupart d’entre elles indiquent que depuis 1949 elles étaient en train d’exploiter ces terres.

Hélas, soulignent encore une fois ces personnes, le Comité de Gérance du Coton a, durant les 4 ans qui viennent de passer, toujours arraché les plantations qu’elles avaient plantées dans ces champs. La polémique est telle que malgré tout, ces familles n’entendent pas cautionner que ces terres soient cédées à la Cogerco aussi longtemps qu’elles n’ont pas de terres de restitution.

Aujourd’hui ces familles réclament que ces terres leur soient restituées ailleurs ou à défaut qu’elles aient des indemnités d’expropriation. Le gouverneur de la province de Cibitoke, Anselme Nsabimana reconnait la précarité des conditions de vie dans lesquelles se trouvent ces personnes. « Pratiquement, la plupart d’entre elles n’ont pas de terres à cultiver », souligne t- il.

Il a dit qu’une commission constituée d’autorités administratives et d’agents de deux ministères à savoir celui de l’agriculture et de l’élevage ainsi que de celui de l’environnement et de l’aménagement du territoire a été mise sur pied pour une issue sur la question. Cette commission aura pour mission d’enquêter sur les familles qui, réellement avaient été propriétaires de terrains à cultiver dans cette localité avant que le Cogerco ne commence à les exploiter pour l’intérêt public. Il leur demande plutôt de faire preuve de patience en attendant l’issue de la question.




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