MISCA : soldats burundais et tchadiens, cohabitation impossible ?




Par: Bernard Bankukira , jeudi 26 décembre 2013  à 12 : 34 : 39
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Depuis que le contingent burundais a été déployé dans la capitale centrafricaine, la situation sécuritaire évolue positivement à Bangui, c’est ce qu’affirme le capitaine Mélance Nkengurutse, porte-parole du contingent burundais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca).

Dans une interview téléphonique accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi à partir de Bangui, le capitaine Nkengurutse a indiqué que le contingent burundais n’a pas été surpris par l’attaque menée lundi soir par le contingent tchadien contre les militaires burundais car, indique-t-il, ils recevaient des informations selon lesquelles les soldats tchadiens au sein de la Misca seraient penchés au côté des ex-seleka (aujourd’hui constituant l’armée nationale centrafricaine depuis leur prise du pouvoir au mois de mars 2013).

« Peut-être qu’ils ne voulaient pas qu’une force neutre puisse arriver, et c’est pour cela qu’ils ont tiré sur nous après notre déploiement dans les différents arrondissements de la capitale Bangui ; mais nous nous sommes très bien défendus et nous n’avons enregistré aucun dégât matériel ni humain, » indique le capitaine Nkengurutse.

Il se réjouit que les militaires tchadiens soient mutés vers le nord de la Centrafrique, ce qui a permis de prendre en main toute la situation sécuritaire par les soldats burundais appuyés par les militaires congolais.

La population de Bangui, à majorité chrétienne, reste défiante à l’égard des militaires tchadiens accusés de complicité avec les ex-Seleka qui sont composés très majoritairement de musulmans. Ces dernières semaines ce contingent tchadien a été la cible des milices d’autodéfense chrétiennes connues sous le nom de "anti-balakas" et de la population.

Plusieurs milliers de manifestants majoritairement chrétiens étaient descendus dans la rue dans la matinée de lundi 23 décembre près de l’entrée de l’aéroport pour demander le départ du président Michel Djotodia issu de l’ex-rébellion Seleka, et des soldats tchadiens de la Misca, poussant ces derniers d’ouvrir le feu sur ces manifestants, ce qui a occasionné la mort d’une personne.




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