Reveu de la presse du 28 décembre 2013




Par: , vendredi 27 décembre 2013  à 18 : 03 : 56
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L’atelier de Kigobe n’engage que ceux qui y croient. Le journal Iwacu écrit qu’il avait donné espoir aux Burundais pour les prochaines élections de 2015. Toutefois, les propos tenus le lendemain par le président du parti au pouvoir ravivent les tensions.

Pascal Nyabenda est catégorique : « tout réside dans la constitution qui nous régit en ce moment. Comprenez-moi. Seuls les députés et sénateurs votent les lois ». D’après lui, ce n’est pas parce que les politiciens ont discuté à l’assemblée nationale qu’ils vont donner des injonctions aux parlementaires.

L’hebdomadaire revient sur des réactions de certaines personnalités à ce discours de Pascal Nyabenda.

Pour Léonce Ngendakumana, le président en exercice de l’Adc-ikibiri, les consultations sont organisées par le parlement et non le Cndd-fdd. Jean-Baptiste Manwangari du courant de réhabilitation de l’Uprona dit que c’est un discours très étonnant après ceux du président de l’assemblée nationale et du sénat.

Pour le porte parole de l’Uprona, Bonaventure Gasutwa, il faut respecter la parole donnée. Le représentant des parlementaires batwa de son côté estime que la force de la majorité n’est plus de mise devant le dialogue. Le délégué général du Forsc soutient qu’une approche pareille constitue ni moins ni plus la volonté de nier le dialogue inter-burundais. Le politologue Julien Nimubona quant à lui parle d’un discours qui veut effacer un sentiment d’échec.

Le journal Arc-en-ciel parle de bonne stratégie du Cndd-fdd pour gagner les élections de 2015.

Ce n’est plus un secret pour personne, écrit-il, le Cndd-fdd veut absolument remporter par tous les moyens ces élections pour rester au pouvoir. C’est un pari très difficile dans le contexte politico-économique de l’heure, mais pas impossible.

Arc-en-ciel estime que ce parti au pouvoir depuis 2005 cherche à réviser de sa manière la constitution, afin de permettre au président Nkurunziza de briguer un troisième mandat à la présidence de la république, un pari qui serait illégal pour l’instant.

Le même journal revient dans son dernier numéro, sur la pensée de certaines personnalités. Nous n’en citons que deux : l’auteur français Henri De Rochefort, et l’écrivain français Fénelon.

Le premier a dit : « il y a deux sortes de bergers parmi les porteurs de peuples : ceux qui s’intéressent au gigot et ceux qui s’intéressent à la laine. Aucun ne s’intéresse aux moutons. »

Et à Fénelon de dire : « quiconque est capable de mentir est indigne d’être compté au nombre des hommes, et quiconque ne sait pas se taire est indigne de gouverner. »

L’agence Net Press écrit sur les causes du conflit entre le barreau de Bujumbura et le pouvoir. Elle revient sur un communiqué rendu public par le même barreau.

Le conflit entre le pouvoir et le barreau de Bujumbura repose sur la négation par le même gouvernement des libertés reconnues par la constitution à tout citoyen. Le barreau cite la liberté d’expression, de pensée, de conscience et d’opinion.

Les hostilités contre le barreau et le bâtonnier en particulier, écrit l’agence, ont pris une allure inquiétante depuis la conférence de presse de Me Rufyikiri, président du barreau de Bujumbura, le 29 octobre, relative à la révision de la constitution. C’est à partir de là que le pouvoir a demandé sa radiation.

Bientôt, un centre pour faciliter le commerce transfrontalier, écrit aussi l’hebdomadaire Iwacu.

Il sera installé à Kobero, à la frontière entre le Burundi et la Tanzanie à partir de 2014. Il facilitera le commerce transfrontalier des femmes dans la communauté Est africaine. Ce centre aura comme objectif de fournir à plus de 70% de femmes qui font ce commerce des informations en rapport avec les documents de voyage requis et ceux exigés par l’office burundais des recettes.

Le magazine Burundi Eco, dans son numéro de vendredi, passe en revue quelques événements économiques qui ont marqué l’année 2013. C’est le cas de l’administrateur général de la Sosumo, Audace Bukuru, qui a été primé manager africain de l’année.

Parmi ces événements figure aussi l’incendie du marché central de Bujumbura.

Le 27 janvier 2013 fut en effet une date inoubliable pour les citoyens burundais et leurs amis. C’est à cette date que l’économie du pays est partie en fumée. De lourdes conséquences s’en sont suivies, notamment la chute des recettes de l’État, et des milliers de commerçants dont les activités sont tombées en ruine.

Burundi Eco, de même que le journal Iwacu, regrettent que onze mois après cet incendie, les travaux de construction du marché provisoire au terrain dit Cotebu sont au repos. Aucun mouvement. Pas d’ouvriers, ni de machines.




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