Le Burundi prie ses partenaires d’ouvrir le porte-monnaie, des conditions évoquées




Par: Désiré Nimubona , jeudi 15 décembre 2011  à 12 : 23 : 45
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« Le Gouvernement du Burundi compte beaucoup sur les appuis et contributions des pays et organisations que vous représentez dans la mise en œuvre du CSLP2 (Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté : Deuxième Génération) aussitôt qu’il sera disponible ». Tel est l’appel lancé par le deuxième vice-président de la république Gervais Rufyikiri ce mercredi lors d’une rencontre avec les missions diplomatiques accréditées à Bujumbura.

Invitant tous les pays représentés au Burundi à une conférence des bailleurs de fonds et des amis du Burundi dans les jours à venir, le deuxième vice-président a demandé aux « partenaires techniques et financiers de se préparer pour répondre présent à la conférence de Busan, en voie de la préparation et surtout pour y donner des messages forts annonçant des engagements consistants à soutenir notre politique de développement social, politique et économique ».

Il y a des raisons d’aider le Burundi : « Le pays a fait des progrès en matière de bonne gouvernance, selon lui, la Cour Anticorruption à elle seule a déjà fait le recouvrement de plus de 550 millions de francs burundais, tandis que la Brigade Anticorruption a permis d’éviter un manque à gagner au trésor public d’un montant de 6.763.940.929 francs burundais », a-t-il souligné, ajoutant bien sûr que le pays connait quelques défis mais pas à l’échelle de se voir refusé de l’aide.

Selon le deuxième vice-président de la république du Burundi Gervais Rufyikri, le taux de croissance actuel est de 4.5%, un taux jugé trop bas pour un pays qui sort fraîchement de la guerre civile qui a affaibli presque tous les secteurs de la vie du pays.

Les prix des produits pétroliers montent, la hausse des prix des produits de première nécessité y compris les produits alimentaires, est un autre grand défi qu’il faut relever.

Des exigences …

Les missions diplomatiques cependant ont des conditions pour que la vie économique du Burundi s’améliore. Il faut lutter contre les cas d’impunités qui se comptent par milliers dans ce pays, lutter contre la corruption et les malversations économiques et stabiliser le pays au point de vu sécuritaire.

Selon Stephane De Locker Représentant l’Union Européenne au Burundi, le Burundi a du pain sur la planche pour séduire les donateurs à appuyer financièrement le Burundi.

Selon lui, le pays se distingue encore une fois dans des cas d’exécutions extrajudiciaires, et regrette aussi le fait que la sécurité se détériore ces deniers jours au Burundi. La conférence de Busan, prévue pour dans les prochains jours, risque de ne pas être une solution aux problèmes du Burundi si des mesures qui s’imposent ne sont pas prises et dans l’immédiat pour redorer l’image du pays.

La Belgique, qui est aussi l’un des grands partenaires du Burundi a promis de continuer à soutenir le Burundi, exigeant une lutte solide contre la corruption et les malversations économiques. Toutes fois, cette ancienne puissance coloniale du Burundi a fait savoir, via son ambassadeur Jozef Smets, que des investisseurs belges pourront venir au Burundi dans les tout prochains jours.

Le Kenya, de son côté, demande au Gouvernement Burundais d’initier des procédures menant au renforcement de l’inspection générale de l’Etat.

Réagissant à ces préoccupations des bailleurs, investisseurs et missions diplomatiques accréditées à Bujumbura, le deuxième vice-président de la république, Gervais Rufyikiri, a fait savoir que la sécurité est totale dans le pays, sauf quelques cas isolés liés à la circulation des armes dans la sous-région et au Burundi, des cas de banditisme et même des conflits fonciers.

Si non, selon lui, la sécurité, telle qu’elle est actuellement, n’est pas un grand problème surtout que les corps de sécurité sont à l’œuvre.




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