L’appareil judiciaire burundais doit dire non à l’instrumentalisation




Par: Bernard Bankukira , jeudi 9 janvier 2014  à 15 : 54 : 05
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Seules des raisons politiques sont derrières l’acharnement du gouvernement burundais contre la personne de Maître Isidore Rufyikiri, pour se détourner des dossiers plus importants qui sont irrégulièrement traités et pour lesquels l’Etat perd énormément, telles sont les déclarations de Gabriel Rufyiri, Président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) au sujet des poursuites engagées contre ce président du barreau de Bujumbura.

Me Rufyikiri a échappé de justesse à l’emprisonnement ce mercredi sur fond de détournement des avoirs du Centre Burundais d’Arbitrage et de Conciliation, CEBAC, ce que démentent étonnamment les membres de cette organisation.

Dans une interview accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi, Gabriel Rufyiri dénonce ces manœuvres qu’il qualifie de ‘force illégale pour se débarrasser des gens qui gênent le pouvoir’ à l’instar des anciens pouvoir qui se sont succédés dans le temps au Burundi.

« Des fois la justice est utilisée pour régler des compte avec des gens de qui le pouvoir veut se débarrasser, dont le cas de Me Rufyikiri », dit-il.

Dénonçant ce qu’il appelle « une justice à double vitesse qui ne traite pas des dossiers conformément à la loi », Gabriel Rufyiri demande aux magistrats de ne plus être instrumentalisés par le pouvoir afin qu’ils puissent traiter de gros dossiers de détournement qui dorment dans leurs tiroirs selon toujours lui, et dont les auteurs ne sont pas inquiétés.

Le président de l’OLUCOM dresse en effet un bilan très lourd de détournement de fonds publics depuis 2003, près de 600 milliards impliquant de grandes personnalités plus connues et respectées dans la société burundaise qui, selon lui, devaient capter l’attention des magistrats.

Gabriel Rufyiri regrette que la cour anticorruption recouvre moins de 3 milliards chaque année pour un si gros montant détourné et demande à l’appareil judiciaire dans son ensemble de se défaire de l’emprise de l’exécutif qui l’instrumentalise afin de traquer les vrais brigands du denier public.




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