EAC : Les procédures douanières et transitaires doivent être professionnalisées




Par: Bernard Bankukira , dimanche 12 janvier 2014  à 10 : 13 : 11
a

Au moins 4800 agents des associations des agences en douanes et transitaires doivent être formés dans le but d’harmoniser le processus de déclaration en douanes et transitaire au sein de la Communauté Est Africaine, EAC.

S’exprimant en marge de la cérémonie de remise des certificats aux 41 lauréats burundais qui viennent de compléter ladite formation pour six mois à Bujumbura ce vendredi, John Madhenge, directeur Exécutif de la Fédération est africaine des agences en douanes et transitaires au sein de l’EAC, FEAFFA en anglais, a fait savoir que l’idée est née de la volonté de professionnaliser le métier de déclaration en douanes afin d’améliorer la prestation de services auprès de la communauté d’importateurs et exportateurs dans la sous-région.

« Nous voulons que le service de déclaration des marchandises en douanes dans toute la région soit occupé par des professionnels qui connaissent leur travail et qui savent ce qu’il faut et qui sont en mesure de s’acquitter de leurs tâches de façon professionnelle », a dit John Madhenge.

Les agences en douanes et transitaires sont normalement des intermédiaires entre les importateurs et l’administration des douanes. Selon Léonce Niyonzima, chargé des programmes et suivi au commissariat des douanes et assises au sein de l’Office Burundais des Recettes, OBR, la formation a permis et permettra à ces agents d’acquérir des techniques nécessaires pouvant leur permettre de représenter valablement les importateurs ne possédant pas des connaissances requises pour accomplir toutes les formalités douanières indispensables afin de pouvoir sortir leurs marchandises dans les établissements portuaires et aéroportuaires.

« La formation a permis un dialogue de collaboration et d’entente dans l’exercice de la profession entre nos agents et les agences en douanes et transitaires » a-t-il dit.

De sa part, Déo Ntibibuka, 2è vice-président de l’Association Burundaise des Agences en Douanes et Transitaires, ABADT, a souligné que l’idée de mettre en place un tel programme est née d’un constat que les agents du secteur privé, intermédiaire entre les importateurs et exportateurs d’un côté, et les institutions administratives douanières de l’autre, n’avaient pas autant de connaissance en matière de calcul des droits de douanes et taxes revenant à l’Etat que leurs confrères du secteur public qui les contrôlent et les vérifient.
« Nous avons ainsi imaginé ce cours complet pour les mettre à niveau afin qu’ils puissent acquérir des techniques leur permettant de défendre les dossiers divers, d’éviter de remettre des dossiers incomplets par méconnaissance et surtout de collecter ce qu’il faut à l’Etat », a-t-il précisé.

Il a aussi souligné que cette formation constitue une plus-value pour les candidats qui leur ouvre une porte au marché du travail au sein de la sous-région car ils pourront postuler dans n’importe quel pays de l’EAC sous seulement présentation du certificat obtenu, ce qui n’était pas le cas auparavant.

« C’est tout à fait logique que nous dispensions un cours unique pour tous les agents du secteur privé œuvrant dans le secteur de déclaration en douanes et de transit des cinq pays. Cela fera qu’un agent venant de n’importe quel pays pourra s’installer et travailler dans chacun des cinq pays sans difficultés, étant donné qu’un seul papier lui sera demandé, et c’est bel et bien le certificat que nous venons de leur octroyer », a souligné M. Ntibibuka.

Le projet a été initié en 2007 par des associations nationales des agences en douanes et transitaires au sein des cinq pays de l’EAC affiliées à la Fédération Est Africaine des Agences en Douanes et Transitaires, dans le but d’équiper les déclarants avec des compétences nécessaires en matière de transit et dédouanement, de service à la clientèle et autres qualités pouvant leur permettre de fournir un travail de qualité.

Selon Christella Munyana, coordinatrice du projet au Burundi, en plus des compétences techniques offertes aux déclarants, ce projet pourra, non seulement faciliter le commerce en réduisant les coûts de transport au sein de la sous-région, mais constitue aussi un moyen de lutter contre les ombrages liés à la corruption.

Au Burundi 62 agents ont été formés sur un minimum de 200 qui doivent être formés à travers ce projet intitulé « Certificat est africain pour les déclarants en douanes et transitaires en exercice » (East African Customs and Freight Forwarding Practicing Certificate en anglais) avant la fin de 2014.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

1096 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Banque pour les jeunes : un rêve ou une réalité ?



a

Gihanga : les cultivateurs du village 2 demandent la levée de la mesure de la SRDI



a

Transport : Kenya Aiways cède pour Air Tanzania à Bujumbura ?



a

Commerce : « Niet, plus d’accès au marché de Gatunguru-Karama »



a

Economie : La mise en application effective de la convention « Orts-Milner » tombe à l’eau



a

Transport : Le Sénat burundais fustige l’état des routes construites ces derniers jours



a

Diplomatie : Le Burundi confirme son boycott au 20eme sommet du COMESA



a

Rumonge : Le commerce ambulant s’amplifie



a

Gouvernance : A qui profite l’échec de la politique de « charroi zéro » ?



a

Le président de la République, un professeur sévère face à la corruption





Les plus populaires
Banque pour les jeunes : un rêve ou une réalité ? ,(popularité : 13 %)

Commerce : « Niet, plus d’accès au marché de Gatunguru-Karama »,(popularité : 3 %)

Révision budgétaire au mois de juin suite manque des recettes ,(popularité : 2 %)

Une loi sur la presse aussi contre la transparence macroéconomique ,(popularité : 2 %)

Une probable porte vers la corruption ,(popularité : 2 %)

Clément Butoke : « les billets de banque usagés nuisent à l’image du pays »,(popularité : 2 %)

Pourquoi la dévaluation de la monnaie ?,(popularité : 2 %)

Le Parcem s’inquiète sur la rapide intégration régionale en Afrique de l’Est ,(popularité : 2 %)

Burundi : Les réformes économiques burundaises épatent les investisseurs ,(popularité : 2 %)

Transport : Kenya Aiways cède pour Air Tanzania à Bujumbura ?,(popularité : 2 %)