Pénurie d’eau au chef-lieu de Cibitoke : risques des maladies des mains sales




Par: Désiré Nimubona , mercredi 21 décembre 2011  à 17 : 26 : 48
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Le centre urbain de la province de Cibitoke fait face à un manque criant d’eau potable. Les infrastructures publiques telles que les hôpitaux et les écoles souffrent énormément de ce manque d’un produit de grande importance. Les populations craignent la résurgence des maladies des mains sales comme le choléra et la dysenterie bacillaire.

Tous les robinets sont à sec : pas d’eau potable au chef-lieu de la province de Cibitoke au nord-ouest du Burundi, près de la frontière avec la RD Congo.

De nouveaux quartiers érigés en peu partout ne sont pas suffisamment alimentés en eau potable. Les résidents se servent encore de l’eau de marigot !

Même l’unique hôpital de cette province connaît ces mêmes problèmes de manque de l’eau potable, avec des risques d’être visité par des maladies des mains sales, des visiteurs qui frappent souvent à la porte des habitants, surtout durant les périodes pluvieuses.

Selon le directeur de cet hôpital, Dr Evode Nimbona, le problème majeur réside dans la faiblesse du débit d’eau fournie par la REGIDESO .

« Les sanitaires, les salles de maternité, de pédiatrie et le bloc opératoire ne sont pas alimentés en eau suffisante ». Le grand risque, d’après ce médecin, les patients peuvent être contaminés par d’autres maladies dans un endroit où ils espéraient être guéris.

Micheline Irakoze, c’est une garde malade trouvée sur place à Cibitoke. Elle affirme que l’eau manque cruellement à telle enseigne qu’elle peut passer trois jours sans voir l’eau couler dans les robinets et les douches de cet hôpital. Comme solution de rechange, continue-t-elle, elle s’approvisionne dans la rivière.

Au lycée de Cibitoke, le problème de manque de l’eau potable est aussi présent et semble inquiéter la direction, de même que les élèves.

« Le déficit d’eau potable se présente avec acuité et perturbe les horaires de travail », déclare Edmond Uwobikundiye, directeur du lycée Cibitoke, un établissement secondaire comptant plus de 1000 élèves et une cinquantaine du personnel.

« Pour préparer le repas, nous faisons recours à l’eau sale du lac Dogodogo. » déclare le directeur Uwobikundiye , ajoutant que ce lac n’est pas du tout propre.

Plus grave, dit Liesse Inamahoro, élève en 10ème année, les élèves sont obligés d’ouvrir leurs portemonnaies souvent vides, pour s’acheter de l’eau à boire et à faire la lessive.

« Combien de parents sont-ils capables de payer à la fois le minerval et l’eau pour leurs enfants ? », s’interroge elle avant de rappeler que le droit à l’éducation va de pair avec les meilleures conditions d’études.




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