Marché central de Bujumbura : des commissions qui n’ont rien fait




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 28 janvier 2014  à 17 : 00 : 41
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Le président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques estime que les commissions mises en place pour venir à bout des problèmes causés par l’incendie du marché central de Bujumbura n’ont pas été efficaces.

Au cours d’une conférence de presse que Gabriel Rufyiri a animée mardi à propos de 5 commissions que la deuxième vice présidence a mises sur pied après l’incendie du 27 janvier 2013, il a indiqué que celles-ci ont été loin de panser les blessures de Burundais dont leurs biens ont été décimés par le feu.

Les trois premières commissions avaient pour missions de déterminer les critères à mettre en avant dans la distribution des stands à la place de l’ancien Complexe Textile de Bujumbura, où un marché provisoire est en pleine construction, et d’écouter les victimes de l’incendie afin que le gouvernement sache ce qu’il devait faire à leur égard.

Pour l’OLUCOME, ces commissions n’ont pas du tout été efficaces puisque ces problèmes sont toujours d’actualité.

Les deux autres commissions avaient pour agenda de voir la manière dont les anciens commerçants devaient continuer à travailler notamment en ville de Bujumbura sans toutefois y constituer une entrave à l’ordre public. Elles avaient aussi la mission de suivre de près les activités de construction en cours d’un autre marché près de l’ancien Complexe Textile de Bujumbura.

De la part de l’OLOCOME, l’essentiel n’était pas de mettre en place ces commissions, mais plutôt l’efficacité de celles-ci, surtout en faveur des problèmes auxquels font face les victimes de l’incendie.

« Les victimes de l’incendie du 27 janvier 2013 qui a ravagé le marché central de Bujumbura n’apprécient pas du tout ces commissions parce qu’elles ont relégué à l’écart les revendications des victimes », a-t-il souligné.

Au cours de cette conférence de presse, le président de l’OLUCOME a regretté de voir que la police ait empêché aux membres de la société civile engagées dans la campagne contre la vie chère le droit de parler aux victimes en réunion ce lundi. Pour lui, le pouvoir de Bujumbura devrait comprendre que l’accumulation de la frustration est lourde de conséquences pour l’avenir du pays.




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