La SFI assure un million d’agriculteurs Est-Africains pour deux ans




Par: Agence est-africaine de Presse , samedi 8 février 2014  à 16 : 13 : 12
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Article produit par Ronald Ndungi/Agence est-africaine de Presse

Arusha, 8 février 2014 (EANA)-La Société financière internationale (SFI) a signé mercredi à Nairobi au Kenya, un accord de financement de 3,9 million de dollars américains qui paiera une assurance pour près d’un million d’agriculteurs de la Communauté de l’Afrique de l’Est(CAE) au cours des deux prochaines années.

Le responsable régional de la Société, M. David Crush a dit aux journalistes lors de la cérémonie de signature que ces fonds vont créer une solution d’assurance pour les cultures arables et bétail aidant ainsi les agriculteurs-éleveurs à faire face aux risques liés au climat.

« Nous allons assurer au moins 500 000 petits agriculteurs au Kenya, au Rwanda et en Tanzanie en 2014 » a-t-il précisé.

Le montant sera versé par la Facilité d’index d’assurance globale, un fonds fiduciaire multi-donateurs financé par l’Union européenne, le Japon et les Pays-Bas et exécuté par la SFI et la Banque mondiale.

Plus de 189 000 petits agriculteurs ont été assurés l’an dernier dans la région sous le même projet.

« Nous venons juste de conclure une étude de faisabilité sur les cultures arables qui a analysé les données historiques sur le climat en Tanzanie » a dit M. Crush, ajoutant qu’ils commenceront une étude de viabilité du programme dans les prochains mois en Ouganda.

Il a dit que la police d’assurance basée sur un indice climatique peut aider à faire face aux effets négatifs du changement climatique ainsi qu’à renforcer la sécurité alimentaire dans des communautés rurales.

« Ceci est une amélioration du système traditionnel d’assurance agricole qui se basait sur le suivi des pertes calculées par le truchement des inspections des champs » a dit le responsable régional.

Il a noté que les agriculteurs vont payer une prime d’assurance subventionnée à la phase initiale.

« Une fois le marché est pleinement développé, ils pourront payer au taux courant du marché » a-t-il dit.

Il a expliqué que le programme d’assurance-récolte a bien marché dans d’autres régions du monde ; « Aussi savons-nous que ça deviendra une affaire viable dans la CAE, une fois que beaucoup d’agriculteurs vont s’ouvrir au concept » a assuré M. Crush, ajoutant que les agriculteurs assurés seront capables d’acheter des semences et des intrants de très bonne qualité au lieu d’utiliser les semences prélevés sur les précédentes récoltes.

« Ceci catalysera le changement vers une agriculture plus axée sur le commerce qui pourra engendrer des bénéfices » précisant que la CAE constituait une région importante pour son institution financière.

« Le secteur privé est un vrai moteur de croissance économique dans la région » a-t-il conclu.

Le Directeur général de la Fondation Syngenta, M. Marco Ferroni a quant à lui dit que le projet baptisé Kilimo Salama (« agriculture viable » en swahili) est on bonne voie pour atteindre son autonomie opérationnelle au plus tard en 2016.

Il a dit que traditionnellement, les petits exploitants agricoles minimisaient les entrées afin de réduire leur exposition aux conditions défavorables du climat.
« Comme résultat, ces agriculteurs restaient dans un cercle vicieux d’une faible production agricole et de pauvreté » a noté M. Ferroni.

Il a expliqué que les agriculteurs assurés pourront cultiver douze cultures différentes dont le maïs, le soja, la pomme de terre et le haricot.
Il a dit que le programme a compensé 8 000 agriculteurs rwandais à concurrence de 66 000 dollars américains suite à la sécheresse, tandis qu’au Kenya, une somme de 462 000 dollars avait été déboursée à 80 000 agriculteurs assurés en 2013.

Le programme va se déployer sur d’autres pays de l’Afrique subsaharienne dans peu d’années à venir.

Le chef du département Agriculture et Développement rural de la Mission de l’Union européenne au Kenya, M. Dominique Davoux a dit que l’UE offrira une assistance financière au programme à concurrence de 3,9 million de dollars, ajoutant que le fonds sera utilisé pour les études de faisabilité jusqu’à ce que le programme atteigne son autonomie opérationnelle.

« Nous sommes engagés à soutenir la croissance des marchés locaux pour l’assurance récolte en Afrique subsaharienne ».

Le fonctionnaire de l’Union européenne a dit que les agriculteurs font face à de multiples dangers y compris des fluctuations de prix mais que le climat constituait le plus grand risque.

« Le climat peut arrêter complètement les récoltes, ce qui peut forcer les agriculteurs à aller contracter des crédits chez les prêteurs qui demandent des intérêts exorbitants allant jusqu’à 30% » a –t-il dit.




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