Uprona n’est pas un parti tutsi, dit Francis Ngaruko




Par: Désiré Nimubona , mercredi 19 février 2014  à 15 : 02 : 01
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Francis Ngaruko, porte-parole de l’Uprona (camp légalement reconnu) estime que « ceux qui disent qu’il y a une tension ethnique causée par le problème de l’Uprona » sont ceux qui ne savent pas la réalité du moment.

Par ailleurs, il explique que le parti « est rassembleur » est qu’il n’est pas en train de défendre les intérêts de « la communauté tutsie seulement ».

Il ajoute qu’aucun « intérêt des tutsis n’est menacé » par ce que l’autre aile rejette la légalité de la direction actuelle du parti.

Il reconnait néanmoins qu’il y a eu certaines incompréhensions sur le fonctionnement de la Commission Nationale Terre et autres Biens (CNTB) que son équipe va redresser.

Le camp Nibigira se réjouit que les institutions soient stables après nomination du Premier Vice Président Prosper Bazombanza, en remplacement de Bernard Busokoza, limogé par Pierre NKurunziza, il y a deux semaines.


Vers la libération de Tatien Sibomana

Le parti Uprona, camps de Concilie Nibigira a annoncé mercredi qu’il demanderait la « libération de Tatien Sibomana », l’un des membres de ce parti incarcéré depuis dimanche.

Francis Ngaruko qui dit être porte-parole de l’aile de ce parti explique que même la présidente de cette partie du parti va demander sa libération pour que Tatien Sibomana, membre du bureau Central de l’Uprona, arrêté dimanche puisse participer « aux activités de son parti ».

« Une visite à monsieur Tatien Sibomana et une sortie médiatique de la présidente du parti sur son cas sont attendus » a déclaré à la Radio Isanganiro Francis Ngaruko.

Par ailleurs, aucune punition n’est envisagée contre les députés du parti Uprona opposés au camp de Nibigira, parce que le dialogue est le cheval de bataille.

« Qui peut demander des sanctions contre un élu du peuple ? » s’interroge Ngaruko, ajoutant qu’il est temps de se féliciter car la réunification a été presque achevée au sein de leur parti Uprona.

Si le camp adverse parle de « gouvernement inconstitutionnel » suite surtout à l’absence de consensus entre le pouvoir et les leaders de l’Uprona, Ngaruko explique que la liste du camp Nditije n’a pas eu « la chance de gagner ».

Pourquoi deux listes dans un seul parti « réunifié » ? Le porte-parole de l’aile Uprona qui refuse de reconnaitre l’existence d’une aile non reconnue par le Ministère de l’Intérieur nous dira que l’Uprona veut tout simplement mettre en application les lois, rien que les lois.

Tatien Sibomana, membre de l’ancien courant de réhabilitation du parti Uprona a été arrêté dimanche alors que son parti dirigé par Charles Nditije venait d’annoncer les sanctions sévères contre certains de ces membres, y compris Concilie Nibigira, présidente de l’autre aile rivale, mais reconnue par le gouvernement.

Concilie Nibigira, Gaston Sindimwo et Bonaventure Niyoyankana venaient d’être chassés définitivement de ce parti, tandis que d’autres, tels que Ngaruko lui-même, Giteruzi Dieudonné et d’autres venaient d’être écartés pendant au mois six mois. Un bras de fer qui continue depuis la nomination par le Ministère de l’intérieur de Bonaventure Niyoyankana, en remplacement de Charles Nditije à la tête de l’Uprona, le limogeage du premier vice président Bernard Busokoza suivi par la démission de trois Ministres issus de l’Uprona.




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