Désiré Niyondiko n’est plus, son épouse et son guide spirituel témoignent




Par: Désiré Nimubona , jeudi 13 mars 2014  à 12 : 20 : 58
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L’épouse de Désiré Niyondiko ancien journaliste mort ce mardi à l’hôpital Bumerec a témoigné avoir accompagné son mari pendent les onze mois qu’il a lutté avec la maladie.

Selon madame Digne devenue veuve après la mort de son mari Désiré Niyondiko, son mari « était un homme courageux qui ne s’est jamais lamenté d’avoir une maladie qui devrait lui couter la vie ».

« Il aimait les enfants. Je lui remercie de son amour envers moi durant les sept ans que nous venions de passer ensemble » a témoigné Digne dans ses intentions de la messe de requiem à Mont Sion Gikungu.

D’une voix tremblante, jonchée de pleures, Digne a souligné que son époux avec lequel il a eu trois enfants, était toujours content d’eux car ils étaient l’une des grandes richesses qu’il avait tant voulu.

Désiré Niyondiko avait été accompagné par une grande foule d’amis des professionnels des médias, des organisations régionales et son corps a été enterré ce jeudi au cimetière de Mpanda.

Journaliste de formation, Niyondiko était aussi un chrétien fervent, selon le prêtre qui avait dirigé la prière.

Selon lui, quand Désiré Niyondiko s’approchait du dernier jour il a dit à ce prêtre : « Je vois que je ne vais pas mourir car je vois où je vais ».

Selon le prélat, le journaliste voyait que la mort n’est rien pour « un chrétien ». Le prélat a ajouté que quelques jours avant sa mort quand il était déjà au comma, il a pu quand même reconnaitre le prêtre qui l’avait accompagné spirituellement durant sa maladie.

« Quand on l’a demandé s’il me reconnaissait, il directement fait le signe de la croix » alors qu’il était mourant et ne voyait presque rien, a témoigné le prélat dans son homélie funéraire.

Désiré Niyondiko, ancien journaliste de la Radio Isanganiro avait succombé au début de cette semaine à une maladie de longue durée (11 mois de combat). Historien de formation, il avait rejoint les studios et avait même décroché une maitrise en journalisme.

Père de trois enfants, il prestait au sein de l’ONG suisse EIRENE toujours dans le domaine médiatique




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Par Audace Machado   ce  jeudi 13 mars 2014   à 13 : 24 : 51

Existence objective : Il en est l’exemple parfait. Depuis sa jeunesse, il savait pourquoi il etait né : « Il était le modèle d’engagement, dans une association qu’on avait créée au Saint-Esprit. Il se donnait jusqu’à oublier de manger », témoignage de Francine Nicimpaye, ancienne collègue. De meme, il s’oubliait quand il se donnait pour la société, dans toute une humilité et sobriété de marque. Malheureusement le Burundi hérite d’une « civilisation belgo-française » qui continue a enterrer ses propre valeurs. Un exemple ? On ne reconnait plus les valeurs de gens. Et maintenant, je suis plusque convaincu que quand on meurt on n’appartient plus à quelqu’un, mais à tous. Les pratiques surtout Africaines de deuil me le confirment. Ainsi, « Gaciyubwenge » aura été différent de Norbert Zongo, mais je reste convaincu que la Maison de la Presse au Burundi mérite le nom de Désiré Niyondiko, au-moins pour perpétuer les valeurs moins fictives. En tout cas, je suis d’autant contre des pensées appauvries comme quoi personne n’est irremplaçable -la logique veut le contraire- que je suis sur qu’il y’aura des semblables mais pas pareils à « Gaciyubwenge », parce que – lui – il aura existé. Enfin, je reve.
http://grandslacsafrique.unblog.fr/2014/03/12/heritage-de-desire-niyondiko/

Désiré Niyondiko aura, en tout cas, gagné l’estime de la société. Que Dieu l’accueille.



Par Kenyera   ce  jeudi 13 mars 2014   à 13 : 25 : 16

Imana imwakire mu bwami bwayo na canecane ishoboze kandi iremeshe abasigaye.



Par Mwaramutse Rebecca   ce  jeudi 13 mars 2014   à 16 : 49 : 07

Mpejeje gusoma ivyo wanditse Desire Nimubona, kuruphu rwuyu mugenzi wanyu, amasozi niyo antanze hasi, ariko nciye nigarura, urumenyetso yagize Patiri aje kumusuhuza, kandi ari muri comma, hariho abantu bagira uruphu rwiza cane, kandi iyobaba baroye ni heza, mumutekano nta ngere, jewe narigeze kuba ndi haphi yumuntu wanje yaphuye neza nkuko nyene, none nibagende babe baradutegurira bo badutanzeyo, nkuko Jesus yabwiye abatumwa biwe ngo kwa Data hari ibibanza vyinshi , ngiye kubategurira, none nawe ARADUSABIRA...si bose bagenda biteguye neza gurtyo !!!!



Par Ephraim Macumi   ce  jeudi 13 mars 2014   à 21 : 36 : 02

Desire,

Repose en paix. Que Dieu t’accueille. Tu auras marqué plus d’un. Cette terre aura toujours besoin d’hommes comme toi.

Je n’oublierais jamais ton courage.

Merci.



Par Laurent KASINDI   ce  vendredi 14 mars 2014   à 17 : 13 : 11

Desiré s’en va alors que nous avions encore tant d’amour à donner et à partager. Pour nous, de la RDCongo qui l’avions connus, il était un homme à la nationalité humaine. Il vivait à Bukavu comme chez lui, et nous accueillait à Bujumbura en nous donnant le sentiment d’être chez nous. C’est un frère qui s’en va, ses enfants sont les nôtres. Et que Dieu nous donne la grâce et la responsabilité de ne jamais oublier cela...



Par Odette Kwizera   ce  lundi 17 mars 2014   à 14 : 19 : 07

Désiré, mon ami
Ta maladie, puis ta mort m’ont terriblement affectées !Tu fus pour moi un ami sincère et Dieu seul sait combien j’ai espéré que tu allais t’en tirer ! mais les voies du Seigneur sont insondables ! et ses plans sont les meilleurs !
A nous revoir mon ami



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