La réforme de l’octroie de la bourse est venue ajouter un drame au drame




Par: Aubin Niyonkuru , samedi 5 avril 2014  à 11 : 15 : 24
a

L’Association des Professeurs de l’Université du Burundi déplore que la crise à cette institution de l’éducation supérieure burundaise perdure au moment où l’Université du Burundi était déjà secouée par un dysfonctionnement académique et scientifique sans précédent.

Selon un communiqué de l’APUB sorti ce vendredi, l’Université du Burundi faisait déjà face à de multiples difficultés, notamment l’absence de calendrier académique qui pousse la communauté universitaire à naviguer à vue, l’empêchement d’activités académiques comme les colloques et les conférences scientifiques, les recrutements illégaux d’enseignants, la recherche scientifique au point mort et les publications scientifiques paralysées et autres.

« Les effets de cette crise se manifestent déjà sur le plan de la coopération interuniversitaire dans la mesure où les missions d’enseignement viennent d’être suspendues », lit -on dans ce communiqué de l’APUB.

L’APUB rappelle que cette crise s’enlise au moment où les universités venaient d’initier un nouveau système d’enseignement appelé BMD (Baccalauréat, Master, Doctorat) et donc ayant besoin de beaucoup de sérénité pour la conduire.

La même source demande la suspension des décisions relatives à la reforme de l’octroi de la bourse, la levée des sanctions prises à l’égard des représentants des étudiants, l’ouverture d’un dialogue inclusif à l’intention des partenaires des universités publiques ainsi que l’organisation des états généraux de l’éducation afin de repenser une réforme éducative solide.

Suite a la signature du décret no 100 /07 du 14 janvier 2014 réorganisant la Commission de gestion des bourses et l’Ordonnance ministérielle no 610 /212 du 12 février de cette année, les étudiants de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure ont lancé un mouvement de grève qui est a l’origine de l’annulation de leur inscription pour l’année académique 2012-2013.

Les étudiants sont pour le moment dans la deuxième période de réinscription. La première a expiré le 1er avril avec, selon Ministère de l’enseignement supérieur, plus de 600 étudiants réinscrits à l’Université du Burundi et une vingtaine à l’Ecole Normale Supérieure, des effectifs irréels selon certains des étudiants. La deuxième va expirer le 11 de ce mois.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

578 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

Par Jean   ce  dimanche 6 avril 2014   à 23 : 00 : 47

En réalité le gouvernement épargne de l´argent au détriment des enfants des moins nantis.

Combien ces étudiants consommaient par jour ? Quelle est la facture mensuelle de l´eau et de l´électricité ?

Ce gouvernement s´enfout.



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article


Dans la même rubrique
a

Rumonge : À quand les factures de l’électricité ?



a

Bubanza : pandémie du paludisme



a

Muyinga : halte à la démographie galopante



a

Chômage : des députés souhaitent des conventions d’embauche à l’étranger



a

Urbanisme : OBUHA, au service des villes burundaises



a

Assemblée nationale : la réinsertion des enfants de la rue jugée peu productive



a

Bujumbura : grogne des taxi-vélos membres de la Sotavebu



a

Bujumbura : introduction d’un nouveau cahier de ménage



a

Karusi : une mère et ses trois enfants accueillis au bureau du CDFC



a

L’Aïd el-Fitr : les leaders appellent à l’unité des musulmans à l’approche des élections de 2020





Les plus populaires
Muyinga- Les élèves de l’ECOFO fiers des sections et filières choisis pour l’enseignement après le collège,(popularité : 15 %)

Un examen de sélection pour la fac de médecine,(popularité : 7 %)

BURUNDI/SOCIETE : Le Centre Humura au service de la nation,(popularité : 6 %)

Une bactérie cultivée au Burundi pour jouer le rôle de complément nutritif et réguler les maladies chroniques,(popularité : 6 %)

Gihanga, 700 Fr Bu pour acheter un bidon d’eau potable ,(popularité : 6 %)

Hôpital Roi Khaled : Les infirmiers décrient l’absence à la garde des médecins spécialistes,(popularité : 6 %)

Le fond logement pour enseignants en difficultés financières,(popularité : 6 %)

Assemblée nationale : la réinsertion des enfants de la rue jugée peu productive ,(popularité : 6 %)

SOS : Manirakiza Donatien avec sa langue gonflée depuis sa naissance,(popularité : 5 %)

Le plan innovant de la ville de Bujumbura 2020-2045 : Les habitants de Gihanga s’inquiètent ,(popularité : 5 %)