Kazoviyo : Le démenti du gouvernement est plein d’amalgames




Par: Aubin Niyonkuru , jeudi 17 avril 2014  à 07 : 48 : 09
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La spécialiste des discours politiques, Gertrude Kazoviyo relève de l’amalgame dans le discours développé par le porte parole du gouvernement autour du message confidentiel du Représentant Spécial des Nations Unies au Burundi, laquelle a été d’abord développée par les médias étrangers en ligne.

« Je dis amalgame car nulle part dans le rapport du BNUB peut-on trouver le mot génocide, pourtant dans le démenti du gouvernement on a entendu évoquer ce mot, nulle part ledit rapport cite le gouvernement comme distributeur d’armes, le gouvernement ne devrait donc pas monter aux créneaux pour se disculper de cette affaire » a-t-elle souligné au cours d’une interview accordée à la Radio Isanganiro.

Cette spécialiste dans l’analyse des discours politiques rappelle que ce rapport est sorti au moment où le Rwanda commémorait le 20ème anniversaire du génocide, ce qui n’est pas gratuit.

Selon Gertrude Kazoviyo, le gouvernement devrait initier les enquêtes pour deux raisons : d’abord le BNUB donne au conditionnel les pistes d’enquête en précisant qui, où, quand et de quoi s’agit-il, pour ce l’enquête devrait être facile, ensuite le gouvernement devrait s’interroger si il n’y a pas au Burundi comme dans d’autres pays des gens qui ont le pouvoir invisible parce que le gouvernement ne doit pas balayer du revers de la main cette allégation de distribution d’armes.

Elle fait savoir que le gouvernement ne doit pas avoir peur des enquêtes si réellement cette distribution d’armes n’a pas eu lieu. Il devrait partir de tous les éléments pouvant faciliter l’enquête.

Elle lance un appel au gouvernement de prendre le taureau par les cornes et diligenter, peut être avec ses partenaires qui apportent leur appui en matière de sécurité, les investigations pour que lumière soit faite sur ce dossier.

En tant que défenseur des droits de l’homme, elle demande que les informateurs du BNUB soient protégés dans leur sécurité.

Le gouvernement burundais avait exprimé sa position mardi soir par rapport au récent rapport du Bureau des Nations Unies au Burundi faisant état d’une probable distribution d’armes aux jeunes affiliés au parti au pouvoir.




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Par mwenengwe07   ce  jeudi 17 avril 2014   à 14 : 38 : 34

Uyu we KAZOVIYO, ni nde yamugize "specialiste des discours poilitiques ?" Ah’ubwo mwiite une politicienne de discorde. N’aho aho mu Rwanda havugiwe amajaambo menshi aremereye(ex. Museveni’s empire...), ariko muri democracy abenegihugu ni bo bonyene bavuga amajambo afise akamaro harya amatora ashitse. Twiihangane !



Par weah mzalendo   ce  jeudi 17 avril 2014   à 14 : 50 : 06

Tous les citoyens sont concernés par ce cable confidentiel du représentant des NU au Burundi. Par contre, les démentis du gouvernement se fondent sur l’épluchage verbal des correspondances ADC-Ikibiri et BNUB sans étendre un rinsage vérifiable de ces accusations. Cette situation enfoncent le tumulte d’insécurite et de soupçon car une clarification indépendante et objective sur ces allégations n’est pas étalée au grand jour.Les faits et facteurs de démentis en manquent cruellement dans ce que le gouvernement propose. Nous pensons que le gouvernement devrait prendre l’aptitude d’évaluer l’incertain, le hasardeux, les informations conflictuelles afin d’étaler visiblemet la lumière sur le contenu du cable et à tous les burundais et à la communauté nationale et internationale. En effet, ces paroles des differentes autorités burundaises bien qu’elles ne corroborent pas, elles se covergent sur un reniement purement verbal alors que l’ONU demande une collaboration pour prouver la réalité du cable. Le gouvernement devrait se laisser apprendre sur ce cas précis bien qu’il n’aime pas avoir des leçons car il est de sa crédibilité et son devoir primordial.Recourir à l’appaisement verbal dans un système déjà enfoncé est plutôt synonyme de relancer la balle dans l’autre camp et oublier ses responsabilités devant son peuple.Si le gouvernement veut avoir raison sur ces allégations, je crois qu’il devrait d’abord passer par l’honnêtété envers ses citoyens et donner un rapport détaillé d’une enquête internationale indépendante. Le cable a été confidentiel mais les autorités burundaises ont été informées depuis longtemps sur la dangérosité des activités de ces jeunes du parti à la commande. C’est pas la première fois ni la 2ème. Il se peut que c’est une des raisons du pouvoir de Bujumbura de demander au BNUB de plier les baggages depuis longtemps car il constitue un temoin déplaisant et génant sur ces actes et autres insuffisances autour du pouvoir. Le BNUB n’est pas la seule institution à faire objet d’un rapport semblable, il y a eu d’autres rapports de la société civile, des ONGs, des missions diplômatiques et consulaires, des medias et des populations sur ce sujet depuis quelques temps. En tout cas c’est parce qu’il s’agit d’une organisation de cette taille sinon, tout le monde le parle y compris ces Imbonerakure eux-mêmes (à Bugendana par le commissaire Gikashi et ailleurs). Nous avons tous entendu les réactions du gouvernement sur ce sujet. C’est pour dire que ce problème n’est pas d’hier ou du BNUB. Le gouvernement a ignolé sa mission de protection de la population en utilisant une milice ou groupe de ces jeunes comme comités de sécurité rapporochée des citoyens alors que c’est une façon délibérée de protéger plutôt les insuffisances de la mauvaise gouvernance. C’est pour cette raison que ces jeunes sont toujours en guerre avec la population sous la protection mutuelle de ce gouvernement voire même des l’octrois des motivations pécuniaires près les forfaits spécialement aux opposants d’après plusieurs rapports. Quand il faut parler de l’impunité au Burundi tout le monde voit le cas fragrant des Imbonerakure et c’est pour cette raison qu’il fait objet d’attention de la communauté internationale. Les burundais n’en peuvent plus car la perturbation de la sécurité logntemps imputée à ce groupe n’a jamais attiré l’attention du pouvoir. Le gouvernement est accusé de ne pas être à la hauteur de la sécurité de ces citoyens mais plutôt à la sécurisation forcée de ses institutions accusées de mauvaise gouvernance. Nous sommes choqués de ne pas voir un démentis digne de son nom mais simplement un lancement des communiqués et des conférences de presses avec des propos opposés sans résultats d’enquêtes indépendantes pour valider l’honnêtété de ce pouvoir.ça ne sert à rien au Burundais de dire qu’il n’y a pas de distribution d’armes ou de dire que la politique extérieure et compatible à celle de l’intérieur mais il faut aller loin et réussir à faire ce qui est vérifiable sinon le doute et la peur reigneront jusq’à déclencher ce que tout le monde veut éviter. Nous voyons déjà les indices de cette charivari bien que le gouvernement se considère avoir une bonne protection du pouvoir en passant par un contrôle armé des opposants.Nous connaissons déjà que cette ligue des jeunes deviendra un jour incontrollée voire même manipulée pour enfin déclencher une insécurité généralisée. Le gouvernement a bon à choiri donc entre le déhonneur et changer de cap dans la gestion de la sécurité de son pouvoir ou déclarer la guerre aux opposants politiques. C’est aussi simple et le tout devrait se concocter à la démocratie-c’est-à dire à la surface sous la lumière.
Le pouvoir contruit son pays de ce qu’il donne comme investissement avant de jouir de ce qu’il récolte.



Par muhanuuzi   ce  vendredi 18 avril 2014   à 03 : 05 : 53

@ Weah Mzalendo : mugukora commentaire ntiwandika ibisumba article...



Par weah mzalendo   ce  vendredi 18 avril 2014   à 13 : 03 : 49

Par Muhanuzi,
Ivyo biri mu mategeko canke mu buhinga bwo kwandika noba ntazi. Aha ivyanditse birasumba commentaire kuko bikenewe. None hari ico vyononye ga Muhanuuzi ?



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