Stratégie d’ancrage militarisé du régime ou bourgeonnement vers un génocide au Burundi ?




Par: Isanganiro , mardi 22 avril 2014  à 07 : 34 : 36
a

Opinion de Come Konakuze,

Tous les citoyens et le monde sont concernés par le câble confidentiel du représentant des NU au Burundi car le passé récent très sombre du Burundi reste toujours dans les esprits.

Les burundais connaissent aujourd’hui que les régimes n’ont été jusqu’à maintenant qu’un instrument d’exploitation au service d’une certaine classe et/ou groupe. Les élections de ces jours ne sont qu’un "suçon" pour mieux camoufler hypocritement cette exploitation. Les jolies appellations des parties politiques ne font qu’embellir le passage.

Tous les moyens sont bons pour arriver ou rester à la commande et c’est probablement pour cette raison tronquée que le pouvoir de Bujumbura s’est créé des groupes secrètes au nom prestigieux mais inquiétant pour tous les citoyens.

En plus, il n’est plus un secret que certains pays africains y compris le Burundi cherchent une dictature la mieux réussie en utilisant un masque de la démocratie libérale. Ces régimes évidemment veulent une dictature où règnent la paix, le silence et l’apparente unanimité dans l’appui à la dictature. Il faut donc aligner la population derrière ce régime en utilisant toutes les forces disponibles y compris ces jeunes affiliés ou manipulés.

Certaines formations politiques et sociétés civiles expriment même qu’il ne sert à rien de parler de liberté ou de droits humains au Burundi si les citoyens sont dépossédés des moyens de les exercer.

C’est pour cela que les démentis du gouvernement à propos du câble confidentiel du BNUB à la communauté internationale et onusienne se fondent sur l’épluchage verbal des correspondances ADC-Ikibiri et BNUB sans étendre un rinçage vérifiable de ces accusations. Cette situation enfonce le tumulte d’insécurité et de soupçons car une clarification indépendante et objective sur ces allégations n’est pas étalée au grand jour. Les faits et facteurs de démentis en maquent cruellement dans ce que le gouvernement propose. Nous pensons que le gouvernement devrait prendre l’aptitude d’évaluer l’incertain, le hasardeux, les informations conflictuelles afin d’étaler visiblement la lumière sur le contenu du câble et à tous les burundais ainsi qu’aux communautés nationales et internationales. En effet, ces paroles des différentes autorités burundaises bien qu’elles ne corroborent pas, elles se convergent sur un reniement purement verbal alors que l’ONU demande une collaboration pour prouver la réalité du câble.

Le gouvernement devrait se laisser apprendre sur ce cas précis bien qu’il n’aime pas avoir des leçons car il est de sa crédibilité et son devoir primordial. Recourir à l’apaisement verbal dans un système déjà enfoncé est plutôt synonyme de relancer la balle dans l’autre camp et oublier ses responsabilités devant son peuple. Si le gouvernement veut avoir raison sur ces allégations, je crois qu’il devrait d’abord passer par l’honnêteté envers ses citoyens et donner un rapport détaillé émanant d’une enquête internationale indépendante. Le câble a suivi le système de repartage onusien sur des dossiers pareils et les autorités burundaises avaient été informées depuis longtemps et dans les rapports différents sur la dangerosité des activités de ces jeunes du parti à la commande. Ce n’est pas la première fois ni la 2è fois que beaucoup de médias et enquêtes onusiennes parlent des armes aux imbonerakure. Il se peut que ce soit une des raisons du pouvoir de Bujumbura de demander au BNUB de plier ses bagages car il constitue un témoin déplaisant et gênant sur ces actes et autres insuffisances du pouvoir.

Le BNUB n’est pas la seule institution à faire objet d’un rapport semblable ; il y a eu d’autres rapports de la société civile, des ONGs , des missions diplomatiques et consulaires, des médias et des populations sur ce sujet depuis quelques temps. En tout cas, c’est parce qu’il s’agit d’une organisation de cette taille sinon, tout le monde le parle y compris ces Imbonerakure eux-mêmes (à Bugendana, Fidèle Nsengumukiza et d’autres). Nous avons tous entendu les réactions du gouvernement sur ce sujet. (Chaque imbonerakure répond à ses actes mais pas au nom des imbonerakure alors que ces actes sont commandités et revendiqués par ces membres agissant en ligue). C’est pour dire que ce problème n’est pas d’hier ou du BNUB ni de ADC-Ikibiri.

Le gouvernement a ignoré sa mission de protection de la population en utilisant une milice ou groupe de ces jeunes comme comités de sécurité rapprochée des citoyens faisant des patrouilles nocturnes alors que c’est une façon délibérée de protéger plutôt les insuffisances de la mauvaise gouvernance. C’est pour cette raison que c’est jeunes sont toujours en guerre avec la population sous la protection mutuelle de ce gouvernement voire même dès octrois des motivations pécuniaires après les actes de protection du pouvoir " en enlevant les obstacles d’après certains de ces jeunes". Quand il faut parler de l’impunité au Burundi, tout le monde voit le cas fragrant des imbonerakure et c’est pour cette raison qu’il fait objet d’attention de la communauté internationale. Les burundais n’en peuvent plus car la perturbation de la sécurité longtemps imputée à ce groupe n’a jamais attiré l’attention des élus et du pouvoir en place.

Le gouvernement est accusé de ne pas être à la hauteur de la sécurité de ses citoyens mais plutôt à la sécurisation milicienne des ses institutions accusées de pire gouvernance. Les lancements de communiqués et des conférences de presses combinés aux actions d’expulsion des fonctionnaires des NU n’apaisent pas suffisamment si nous nous apprenons du passé sombre de l’histoire du Burundi.

Pour beaucoup de burundais, il faut que le gouvernement aille loin et réussir à faire un démenti vérifiable pour lever le doute et la peur qui règnent actuellement dans la population avec des risques d’arriver à un auto déclenchement de ce que tout le monde veut éviter. Ça commence toujours comme ça !!!

Beaucoup disent avoir des indices de cette « charivari » bien que le gouvernement considère posséder une bonne protection du pouvoir en passant par un contrôle armé des opposants et des contestations publiques. Même si le gouvernement semble jouer au calme, l’expérience de distribution des armes aux ligues des jeunes a montré que tôt ou tard, le feu s’ouvrira et ce contrôle gouvernemental n’aura plus de force d’anticiper les conséquences.
Si effectivement, le gouvernement veut protéger le pouvoir en écartant les opposants, il fallait passer par d’autres méthodes qui existent dans d’autres pays plutôt que de réveiller les démons de ces jours sombres de notre histoire.

En plus le Burundi a opté des lois issues d’Arusha qui établissent les droits d’un chacun et mettent tous les citoyens, surtout les minorités twa et tutsi, à l’abri des majorités hutu afin de barrer tout abus de principe de la majorité. Nous pensons que c’est la meilleure voie que le pouvoir actuel de Bujumbura devrait renforcer au lieu de chercher des changements de faire tomber Arusha. Sinon, le gouvernement a bon de choisir entre le déshonneur du BNUB et consolider le cap dans la protection de son pouvoir ou de faire une déclaration ouverte de freinage du processus démocratique parce que les faits montrent bien le but. C’est aussi simple et le tout devrait trouver son chemin dans le souci d’ancrage du pouvoir mais sans hypothéquer les vies des opposants à travers ces imbonerakure. La responsabilité est le prix à payer du succès car il est aussi important de ne pas perdre la face dans ces allégations du BNUB. Cependant, il faut garder en esprit qu’il n’est pas impossible d’échouer dans cet ancrage du régime antidémocratique si le gouvernement continue à chercher des opportunités dans toutes ces difficultés.

Nous espérons que le gouvernement dit plus de vérités que de mensonges et que la paix soit sur le Burundi et les Barundi.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

688 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

Par Rose Hakizimana   ce  mardi 7 octobre 2014   à 01 : 21 : 36

MUBISANZWE IYO UMUNTU YEMEYE IBANGA RYO KURONGORA IGIHUGU UBA
WEMEYE KUZOKUNDA ABO URONGOYE BOSE ATA NYAGUPFA NA NYAGUKIRA
ARICO GITUMA BAGUHA IBENDERA RY IGIHUGU MBERE BAKAGUHA NA BIBLIA UKARAHIRA UBIFASHE
ICANTANGAJE KUBATWARA UBURUNDI IKI GIHE IZONDAHIRO BAGIZE NGIRA NTIBAZI ICO ZIVUGA,KUKO MU KIBANZA CO KWUBAHIRIZA UMUTEKANO NA GATEKA KABABA MU GIHUGU,BATUMYE HABA AMAGOGWA , MUGIHUGU,INZARA NI NYOTA BIHEREKEJWE N UBWOBA BITI TWATANZSWE,ABARUNDI BACA BATAKAZA RYA TEKA KUKO UBU IBISAGARA VYUZUYEMWO ABASEGA



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

La démocratie en danger au Burundi



a

Heureusement, nous mourons



a

2015 : Le Burundi à la croisée des chemins



a

La vérité du vote de 2015 et la légitimité sans appel du gagnant



a

Regard rétrospectif sur la manifestation du 10 mai 2014 à Ottawa



a

Ingérence ou trait de caractère du pouvoir de Bujumbura ?



a

Université du Burundi, vers la fusion de toutes les facultés en une seule : La faculté des sciences !



a

Le nouveau Maire élu de Gatineau rend hommage à feu Ambassadeur Philippe Kanonko



a

Voeux à l’occasion du 11è anniversaire de la Radio Isanganiro



a

Elections de 2015 au BURUNDI : Promesses, Dons et Lobbyings





Les plus populaires
UK criticised for lack of clarity on decision to cancel aid to Burundi,(popularité : 6 %)

Les "non-dit" du rapatriement controversé des restes du corps de MwambutsaIV :
Opinion d’Emmanuel Ndayirukiye ; Rohero ; Bujumbura-Burundi,(popularité : 4 %)

Les coûts élevés de transport et la bureaucratie inquiètent les transporteurs en Afrique de l’Est,(popularité : 2 %)

Université du Burundi, vers la fusion de toutes les facultés en une seule : La faculté des sciences !,(popularité : 2 %)

L’abus du pouvoir par Honorable Alexis BAREKEBAVUGE inquiète et indigne les natifs de CIBITOKE,(popularité : 2 %)

Finalement à qui profite la démocratie occidentale ?,(popularité : 2 %)

Opinion d’un internaute : E.M.Ndayirukiye,(popularité : 2 %)

Stratégie d’ancrage militarisé du régime ou bourgeonnement vers un génocide au Burundi ? ,(popularité : 2 %)

2015 : Le Burundi à la croisée des chemins,(popularité : 2 %)

Regard rétrospectif sur la manifestation du 10 mai 2014 à Ottawa,(popularité : 2 %)